Philosophie STP

philosophie.jortay.net

Travail libre

email Facebook Twitter
Màj : 3 juin 2021   –   # pages : 6 [?]
  Le chargement sera terminé dans quelques secondes.

Définition

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#definition
bullshit-job.jpg

Job à la con.

Le travail libre est le résultat d'une autonomie financière permettant de ne pas devoir travailler pour vivre, de sorte que l'individu peut alors vivre pour travailler.

Cette capacité financière est notamment le fait des personnes qui ont hérité d'une fortune suffisante (ce point sera développé dans la section #travail-economique). Cette capacité pourra être généralisée à l'ensemble de la population grâce à l'allocation universelle, du moins celle du modèle synthétique [approfondir], un revenu inconditionnel d'au moins 1.200 euros/mois (dans des pays tels que la France) permettant de vivre (chichement) sans devoir travailler. Ainsi les individus travailleront contre rémunération afin de s'enrichir, et non plus afin de survivre. Le paradigme « ceux qui peuvent travailler le doivent » devient ainsi « ceux qui veulent travailler le peuvent ».

Marché du travail

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#marche-travail
Production

La notion de "marché du travail" est le dogme de l'idéologie néolibérale, c-à-d celle des classes dirigeantes nationales. Ce dogme, enseigné dans les facultés d'économie, considère que le travail (c-à-d les humains) ne serait qu'un moyen ou facteur de production, au même titre que le capital (physique et financier). Cette confusion entre moyen et facteur induit la confusion entre travail et capital. En effet, nous avons montré qu'en réalité c'est le le travail qui est facteur c-à-d agent de production, tandis que le capital n'est qu'un moyen c-à-d un objet de production, utilisé par le travailleur [approfondir : allocation-universelle.net/travail-et-valeur#facteur-vs-moyen-de-production].

Valeur

La valeur des biens & services produits par le travail sont essentiellement déterminés par le mécanisme libéral des prix de marchés (plutôt que par la planification) : ainsi il existe un marché aussi bien pour les produits et services que pour le travail qui les produits ! Le dogme consiste notamment dans "l'efficience" des marchés (cf. critère de Pareto), or nous avons montré que le critère de Pareto n'est pas un critère "d'efficience" mais de non-redistribution des richesses [approfondir : allocation-universelle.net/principes-monetaires#equilibre-general].

Confiance

Trop de personnes sont convaincues de leur incapacité à comprendre les principes fondamentaux des sciences (dont l'économie et la médecine) et des technologies (dont l'informatique), ou encore à faire de la musique ou de la peinture. Ces croyances masochistes ont malheureusement un effet de prophétie autoréalisatrice : dans un tel état d'esprit il est évidemment impossible d'être performant, dans l'apprentissage comme dans la pratique. Ces faibles performances ont alors en outre pour effet de démotiver, ce qui inhibe encore plus les capacités. Ce phénomène est bien connu des économistes sous le nom de "prophétie autoréalisatrice".

Ainsi cette dynamique délétère bloque tout développement des capacités, voire entraîne vers le bas. La logique du système économique et politique actuel, renforcée par la propagande médiatique, n'est certainement pas étrangère à cette situation :

  • la croyance en nos supposées incapacités nous incite évidemment à acheter les biens ou services que nous estimons être incapables de réaliser nous-même (et à cela s'ajoute la publicité qui nous incite à acheter des produits à l'utilité douteuse, que nous n'achèterions pas sans le matraquage médiatique) ;
  • ces mêmes croyances – ainsi que le manque de temps libre (puisqu'il faut travailler pour consommer) – nous incitent à déléguer notre pouvoir politique à des "représentants", or ceux-ci sont facilement corruptibles ... par ceux-là mêmes qui nous incitent à consommer !

L'on constate ainsi que l'intermédiation (c-à-d la dépendance) productive induit l'intermédiation politique (c-à-d la soumission).

Consommation

Force est de constater que la logique du système écopolitique actuel est de maximiser le rapport #consommateurs / #producteurs, en maximisant la consommation (⇐ publicité) et en minimisant le nombre de producteur (⇐ robotisation ; ⇒ évincement des petites entreprises locales par de grandes multinationales). Or le bon sens suggère qu'un système dont la logique inciterait au contraire à minimiser ce ratio serait bien plus favorable à l'environnement ainsi qu'à la démocratie. Pour cela il conviendra d'assurer le contrôle démocratique des principaux moyens de production, c-à-d les grandes entreprises. Il s'agit de nationaliser systématiquement ces dernières (qui représentent moins de 0,1% du nombre total d'entreprises) [approfondir] et de les gérer sous statut de coopératives publiques [approfondir].

Travail économique : libérer le droit d'entreprendre

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#travail-economique

Le statut de chômeur n'incite pas à créer sa propre entreprise, puisque cela lui est interdit (!), contrairement à l'AU qui est inconditionnelle. D'autre part, nombreux sont les citoyens – chômeurs ou salariés – qui rêvent de lancer leur propre entreprise, mais n'y arrivent pas faute de temps disponible et d'un revenu garanti.

Il serait intéressant d'étudier de près le background familial des grands créateurs d'entreprises. Ainsi qu'en est-il du soutient financier apporté par leur famille ? Parmi ceux qui ont "fait fortune" quel pourcentage représente ceux dont la famille était déjà fortunée avant la création de l'entreprise ? (et c'est sans parler du réseau relationnel, notamment avec les banques et les décideurs politiques, qui constitue un autre élément important du patrimoine familial). S'il s'avère que ce pourcentage n'est pas très éloigné de 100%, quel sens prennent alors les encouragements faits à tous les jeunes de créer leur propre entreprise, dans un système économique sans allocation universelle (NB : celle du modèle synthétique) ?

C'est qu'il est extrêmement difficile de concrétiser un projet d'entreprise lorsqu'il faut en outre travailler quarante heures par semaine pour assurer les besoins élémentaires (logement, nourriture, vêtements, ...). On comprend alors l'énorme avantage qu'il y a de bénéficier d'un revenu garanti permettant de consacrer pendant plusieurs années la totalité de son temps de travail à un projet d'entreprise. Cela est d'autant plus évident alors que les biographies d'entrepreneurs célèbres révèlent généralement plusieurs tentatives préalables infructueuses. Ainsi 90% des start-ups font faillite, et cela dans les 5 premières années [source].

Ces faillites représentent certes autant d'expériences qui accroissent les compétences de l'entrepreneur pour une nouvelle tentative de création d'entreprise. Mais les conséquences judiciaires et financières peuvent être d'une telle ampleur que de nombreux entrepreneurs qui n'ont d'autres ressources que leur travail ne pourront plus retenter l'expérience. Or à cet égard les individus qui disposaient déjà d'un capital hérité leur permettant de vivre sans devoir travailler sont énormément avantagés. En 2017, selon Capgemini, 629.000 français (soit 1% de la population) détenaient une fortune personnelle supérieure à 850.000 euros (≈ 1.400 x 12 x 50), hors résidence principale, objets d'art et biens courants [source], ce qui à un taux d'intérêt de 1 %/an rapporte 700 euros/mois.

Bien sûr il y a des pauvres qui se sont enrichis par leur seul travail. Mais quel pourcentage de la population représentent ces cas, après en avoir retiré les surdoués aux capacités de travail intellectuel et physique exceptionnelles, ainsi que ceux qui ont eu recours à des méthodes illégales ?

Ainsi Jean Tirole, prix Nobel d'économie 2014, reconnaît que « nous ne savons pas grand chose empiriquement sur le lien entre mérite et réussite économique » [source p. 88].

C'est pourquoi une allocation universelle (AU), pour autant que son montant soit au moins égal au salaire minimum légal (environ 1.300 euros net par mois dans des pays tels que la France ou la Belgique) devrait avoir un effet considérable sur la création d'entreprises (et ce fait est confirmé par la plupart des tests réalisés à ce jours notamment dans des pays en voie de développement).

En Namibie un système d'AU fut expérimenté en 2008-2009 (bignam.org) : 930 villageois ont pu bénéficier d’un revenu de base mensuel représentant environ la moitié du revenu moyen. A l'issue de l'expérience on aurait constaté une augmentation de 300% des auto-entreprises et une baisse du chômage de plus de 60% [source].

Selon le sociologue états-unien Erik Olin Wright, l'allocation universelle trouve ses bases dans l'asymétrie fondamentale opposant dans la société capitaliste, la classe des capitalistes d'une part qui contrôle la monnaie et les moyens de production, et d'autre part les travailleurs qui doivent entrer sur le marché du travail et rechercher un emploi afin d'acquérir les moyens de vivre. C'est la raison pour laquelle les travailleurs doivent vendre leur force de travail afin de vivre et sont donc, en dernière analyse, contraints d'accepter des termes de l'échange et des conditions de travail qu'ils auraient refusé s'ils avaient eu un véritable choix. A cet égard, un revenu de base garanti serait le moyen de rééquilibrer les rapports de force au sein des classes sociales [source].

Hausse de la
productivité

Dans le système actuel nombreux sont les salariés et indépendants qui voudraient se former mais ne le peuvent soit par manque de temps (il doivent absolument travailler pour obtenir un revenu), soit parce que leur employeur ne propose pas de formation. L'AU permet de faire une pause carrière consacrée à un formation dans un domaine d'autant plus motivant qu'il est choisi librement par l'individu. Enfin dans les pays en développement nombreux sont les enfants qui travaillent – plutôt que d'aller à l'école – sans quoi les revenus de la famille seraient encore plus insuffisants. L'AU pourrait donc globalement favoriser la scolarité.

Travail social

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#travail-social

Nous entendons par "travail social" des activités non marchandes telles que :

  • l'aide à autrui (dont la formation) ;
  • les sports d'équipe ;
  • les activités artistiques en groupe : musique, théâtre, danse, ...;
  • la gestion d'un ménage (groupe de personnes partageant une habitation : famille ou amis) ; ...

Nous allons approfondir ici ce dernier cas.

Gestionnaire
de ménage

Jusqu'au 19° siècle une partie importante du travail féminin concernait les “tâches domestiques” (cuisiner, laver, coudre, s'occuper des enfants et des vieux parents, ...). L'industrialisation du 19° siècle, puis le développement du secteur tertiaire (les services) au 20° siècle eurent pour effet de pousser la majorité des femmes vers le salariat. Ce phénomène fut largement encouragé par le patronat pour qui l'accession des femmes au “marché du travail” (sic) permit d'y accroître la concurrence et d'ainsi freiner les hausses de salaire.

D'autre part, la consommation augmentant notamment sous l'effet du conditionnement publicitaire, un seul salaire ne suffisait plus pour financer les nouveaux “besoins” d'une famille moderne, ce qui a poussé encore plus de femmes sur le marché du travail.

L’appareil d’État (médias, enseignants, associations subsidiées, ...) présenta ce phénomène comme une évolution positive car participant à “l'émancipation féminine” par rapport au mari. En réalité la dépendance des femmes au mari (*) fut remplacée par la dépendance à un employeur, et cela pour un travail pas nécessairement plus gratifiant et socialement utile que la gestion du ménage. Quant à la socialisation professionnelle elle s'est substituée à la socialisation de voisinage, ce qui n'est pas nécessairement un progrès.

(*) Qui était essentiellement le fait de la minorité des plus riches, car dans le reste de la population, essentiellement agricole, la relation femme-homme relevait plus de la collaboration que de la domination.

On se rend alors compte qu'une véritable émancipation consisterait en une allocation universelle, garantissant la liberté de choix de ses activités par l'individu, et reconnaissant l'importance de la fonction de gestionnaire de ménage, assumée librement par l'homme ou/et la femme.

L'on sait aujourd'hui que de nombreuses maladies propres aux pays développés sont causées par l'alimentation industrielle. Tous les nutritionnistes reconnaissent que les aliments les plus sains sont ceux que l'on prépare soi-même. Or préparer des repas variés et composés d'aliments frais exige du temps ainsi que du savoir-faire. Étant donné que les dépenses de santé sont le premier facteur de hausse des dettes publiques on se rend compte à quel point cette fonction nourricière dans la gestion du ménage est primordiale. Une autre fonction importante est la collaboration avec les parents et voisins âgés. Mais ceux-ci sont de plus en plus délaissés par des enfants et voisins absorbés par la vie professionnelle, soumise à une compétition toujours croissante.

En conclusion, ne serait-il pas judicieux de bannir l'expression “femme/homme au foyer”, de lui substituer celle de “gestionnaire de ménage”, et que cette fonction puisse être renforcée par une formation spécifique de l’enseignement supérieur ? Le cursus pourrait en être aussi passionnant que pratique : comptabilité, droit, informatique, nutrition, soins de santé, psychologie, techniques de base de l’habitat (électricité, plomberie, maçonnerie, menuiserie, ...), etc. En outre ce type de profil ne serait-il pas très demandé par les entreprises du secteur marchand, de plus en plus à la recherche de personnes polyvalentes ?

Rappelons enfin que ce n'est pas l'école qui est obligatoire mais l'instruction, laquelle peut être prise en charge par un parent ... (instruction à domicile).

Travail politique : démocratie directe

https://allocation-universelle.net/travail-politique

Le meilleur partage du temps de travail induit par l'allocation universelle (AU) permettra à ceux qui le souhaitent de consacrer plus de temps au travail politique (par opposition au travail économique), et donc de participer au processus de gouvernance démocratique.

Les technologies du web permettent le développement d'une intelligence collective, dont une condition nécessaire est le travail libre. Une condition nécessaire de ce dernier est l'accès libre au savoir. Or l'analphabétisme informatique – que l'on observe même chez de nombreux diplômés de l'enseignement supérieur – montre que cette condition est loin d'être vérifiée. Pour s'extraire par lui-même de cet analphabétisme, le lecteur est invité à suivre notre programme de "citoyenneté numérique".

Travail scientifique

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#travail-scientifique
 5.1.1. Chercheur libre
 5.1.2. Avantages
 5.1.3. Inconvénients
 5.1.4. Moyens
 5.1.5. Publication en édition continue
 5.1.6. Formation
 5.1.7. Méthodes

Chercheur libre

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#chercheur-libre
travail-libre.jpg

Un chercheur libre est, selon notre définition, une personne qui consacre un partie de son temps libre à la recherche et développement (R&D), dans des domaines qui la passionnent.

Le concept est inspiré du "logiciel libre" (NB : les développeurs de logiciels libres sont parfois appelés "développeurs libres") et est lié au développement des technologies du web. Le développement de logiciels est particulièrement bien adapté à la R&D libre car un simple ordinateur suffit dans la plupart des cas.

Mais la recherche libre, notamment théorique/fondamentale, peut concerner quasiment tous les domaines scientifiques.

Avantages

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#avantages-recherche-libre

L'intérêt fondamental de la recherche libre est l'absence de cadre institutionnel. Il en découle deux avantages comparatifs : la transdisciplinarité et l'indépendance.

Transdisciplinarité

La transdisciplinarité est la spécialisation du chercheur dans la pluridisciplinarité, et ne doit pas être confondue avec l'interdisciplinarité qui est la collaboration de spécialistes dans des thématiques multidisciplinaires.

La communauté scientifique est quasiment unanime pour reconnaître autant le potentiel de l'interdisciplinarité que ... la difficulté à la réaliser effectivement. Le chercheur libre a quant à lui toute ... liberté de s'engager dans la voie, certes audacieuse, de la transdisciplinarité.

Transdisciplinarité et interdisciplinarité – les deux modes de la pluridisciplinarité – sont donc deux approches complémentaires de la démarche scientifique. Malheureusement la première est actuellement peu développée, et d'ailleurs ignorée par le milieu académique.

Indépendance

L'indépendance d'action est un second avantage comparatif de la recherche libre. Il est induit par l'absence de cadre institutionnel : à la différence des chercheurs académiques ou d'entreprise, le chercheur libre n'est pas soumis aux pressions professionnelles de nature politique (idéologie) et financière (objectif de maximisation du profit).

On notera le parallèle entre la névrose de maximisation du nombre d'articles publiés dans les plus grandes revues scientifiques et la névrose de maximisation du profit. Or ce type de névrose est directement lié au principe de division du travail, qu'il soit intellectuel ou manuel (spécialisation). Si cette voie névrotique n'est pas neutralisée par des voies complémentaires, la société régresse alors par un effet de clivage.

Inconvénients

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#inconvenients-recherche-libre

Évidemment, l'absence de cadre institutionnel a aussi ses inconvénients.

N'étant pas contrôlé par un directeur de recherche ni soumis à une évaluation par les pairs de nature contraignante, le chercheur libre doit veiller à être particulièrement critique et prudent par rapport à ses auto-publications. C'est qu'il n'est pas facile de trouver des relecteurs compétents et bénévoles. Recourir à de tels relecteurs de façon systématique est même pratiquement impossible dans le cas de publications en édition continue (cf. section suivante) individuelles telles que allocation-universelle.net et democratiedirecte.net, qui font quotidiennement l'objet de multiples ajouts (mais aussi, et cela est fondamental, d'améliorations et d'auto-corrections, aussi bien au niveau du fond que de la forme).

Éditeurs scientifiques. Un chercheur peut proposer un article définitif à un éditeur scientifique, qui le soumettra à son comité de lecture. Cependant il apparaît que les entreprises d'édition scientifique peuvent faire preuve d'une grande légèreté, aussi bien dans le domaine des sciences humaines et sociales (parfois qualifiées de "molles" : économie, sociologie, psychologie, histoire, droit, ...) [cf. "Impostures intellectuelles" de Sokal et Bricmont] que des sciences dites "exactes" (encore qualifiées de "dures" : mathématique, physique, chimie, biologie, ...) [cf. le "LancetGate"]. Il existe également des biais culturels voire idéologiques, comme par l'exemple l'avantage linguistique dont bénéficient les chercheurs anglo-saxons : non seulement la plupart des revues scientifiques sont en anglais, mais en outre de droit états-unien ou britannique.

La problématique des articles charlatanesques ne doit pas être confondue avec celle des articles non consensuels, de plus en plus censurés. L'effet d'évincement par censure idéologique freine le développement scientifique. Le chercheur libre est beaucoup moins sujet à ces biais car il s'auto-publie, et aussi parce que l'enjeu "professionnel" ne se pose pas, ou du moins il le fait en d'autres termes.

La nature imparfaite, ou disons plus précisément, les imperfections probablement plus nombreuses et certainement plus facilement décelables des productions de la recherche libre ne la condamnent pas pour autant. Car cette faiblesse apparente n'est que la contrepartie des avantages spécifiques évoqués dans la section précédente.

Enfin, que recherches libre et spécialisée ne sont pas facilement intégrables est une réalité dont il ne faut pas non plus amplifier les inconvénients. L'important est de ne pas focaliser sur l'une ou l'autre. Celles-ci communiquent in fine, mais par la bande.

Moyens

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#moyens-recherche-libre

Le travail du chercheur libre est rendu possible grâce aux technologies de l'information qui permettent, à des coûts très faibles voire nuls :

  • d'accéder à des articles scientifiques [exemple] ;
  • d'accéder à des base de données [exemple] ;
  • de disposer de logiciels scientifiques pour traiter les données [source] :
  • de publier ses travaux sur son propre site web ;
  • de collaborer avec d'autres chercheurs via Internet.

Limitation. En raison d'un manque de ressources financières l'expérimentation par le chercheur libre est généralement limitée à la simulation sur ordinateur.

Publication en édition continue

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#publication-edition-continue

Un auteur de publications en édition continue (PEC) produit un nombre relativement constant de publications. Son objectif n'est pas de maximiser leur nombre, mais plutôt leur taille et qualité. Cette approche est rendue possible par les technologies du Web, qui permettent la mise à jour en temps réel : corrections, ajouts, améliorations du fond et de la forme. Un grand avantage de la PEC est ainsi qu'elle facilite et améliore la structuration de la thématique, et donc sa compréhension. À noter qu'il s'agit de la compréhension aussi bien par les lecteurs que par l'auteur lui-même. Ainsi la PEC n'est pas qu'un mode de publication, mais également d'apprentissage !

Nous distinguons deux types de PEC :

  • individuelle : c'est le cas de mes publications, toutes accessibles depuis la barre noire au sommet de cette page ;
  • collective :
    • édition libre : "identification" des éditeurs par adresse IP ou pseudonyme (exemple : wikipedia.org) ;
    • éditeurs/auteurs cooptés : authentification des éditeurs/auteurs par eID nationale ou toile de confiance.

Les PEC collectives présentent l'avantage – surtout lorsque les auteurs sont authentifiés (NB : ce qui n'est pas le cas de Wikipédia) – de permettre une évaluation par les pairs sérieuse. Les PEC collectives ont cependant leurs propres inconvénients (lenteur, prise de décision, ...), ce qui fait que les deux types de PEC sont utilement complémentaires.

Enfin j'ai développé ma propre technologie (en JavaScript et PHP) de numérotation adaptative des sommaires, sections et références intra-documentaires. Sans cette technologie l'édition continue serait un travail fastidieux devenant même ingérable au-delà d'une certaine taille de document.

Formation

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#formation

Le chercheur libre n'a pas nécessairement de formation autre que celle qu'il a acquise par la pratique de la R&D libre. L'approche libre correspond à une conception continue et parallèle de la formation et de la R&D. L'une et l'autre sont intrinsèquement liées dans une évolution sans étapes (diplômes, publications, récompenses, ...), que l'on peut résumer par "plus qu'hier et moins que demain" aussi bien au niveau quantitatif que qualitatif.

Une "parfaite culture scientifique générale" – c-à-d concrètement la capacité à réussir l'examen d'entrée des écoles polytechnique et de médecine constitue – le socle de base nécessaire à la recherche (libre ou pas). Le document "Savoir de base", vous permettra de tester vos connaissances et si nécessaire de les améliorer.

Méthodes

https://philosophie.jortay.net/travail-libre#methodes-recherche-libre

À l'instar des chercheurs académiques le chercheur libre applique la méthode scientifique :

  • raisonnement logique ;
  • analyse statistique ;
  • expérimentation (plus difficile dans le cas du chercheur) ;
  • modélisation théorique (ce qui implique la définition non ambiguë des concepts, notamment au moyen du langage mathématique).

Version vidéo (2 min. - 2019)

n_check

Infos


philosophie.jortay.net

top-of-page.png