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Parcours de vie, Travail libre, Savoir de base

Parcours de vie

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Màj : 8 août 2022   –   # pages : 30 [?]

Principes de base

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Le principe de parcours de vie est composé de deux notions :

  • le mode de vie, lié au corps et à l'action, se situe dans le temps présent, est subi mais peut-être au moins partiellement conduit ;
  • le projet de vie, lié à l'esprit et à l'organisation, peut exister, par la conduite d'un mode de vie.

Mode et projet de vie sont dynamiquement liés dans une enchevêtrement complexe de boucles rétroactives et de hasards, et où l'éventuel projet de vie constitue une "dimension supérieure".

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Boucle de rétroaction

Dans le schéma ci-contre le mode de vie est considéré comme la valeur valeur initiale à un instant donné (T=0).

La flèche supérieure illustre le fait que cette valeur initiale peut être renforcée par l'influence d'une valeur objectif située à un instant futur (T=t), et qui n'est autre que le projet de vie. Exemple : renoncer à la propriété d'une maison, et lui préférer la location (élément du mode de vie), afin de faciliter notre mobilité géographique et professionnelle (élément du projet de vie).

La flèche inférieure illustre le fait que, pour garantir que ce renforcement soit positif, c-à-d que le mode de vie se rapproche de l'objectif que l'individu s'est déterminé, celui-ci doit piloter son mode de vie, c-à-d vérifier qu'il fait bien ce qu'il faut pour atteindre son objectif, et qu'il se dirige vers celui-ci à la vitesse souhaitée. Étendre et approfondir sa culture générale permet d'améliorer l'efficacité du pilotage (ce qui est précisément l'ambition raison de la philosophie PTS).

Mais la flèche du bas illustre également l'effet du hasard, comme par exemple une expérience inattendue qui modifie notre système de valeurs, et peut ainsi nous amener à redéfinir notre projet de vie, c-à-d ajuster voire transformer cette valeur objectif.

Un esprit sain dans un corps sain

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Certains férus de philosophie trouveront probablement incongru de parler d'alimentation et de gymnastique dans un traité de philosophie. Pourtant la science de la sagesse, telle que je la conçois, vise à rationaliser tous nos comportements afin de maximiser les chances de réussir notre projet de vie. Nous allons donc dans cette première section parler de régimes d'alimentation, pratique sportive, sommeil, relaxation et activité intellectuelle. Notons qu'un nombre croissant d'études scientifiques suggèrent que l'activité physique stimulerait les capacités cognitives [source].

 2.1. Nutrition
 2.2. Activité physique
 2.3. Sommeil
 2.4. Capacités cognitives
 2.5. Relaxation

Nutrition

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 2.1.1. Alimentation équilibrée
 2.1.2. jeûne prolongé
 2.1.3. Jeûne intermittent
Alimentation équilibrée
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Fruits et légumes

L'alimentation doit être variée et équilibrée :

  • fruits, légumes, graines, poissons, viandes ;
  • boire au moins un litre d'eau par jour (sans compter les autres boissons, dont l'eau nocturne) ;
  • ne boire de l'alcool et ne fumer qu'occasionnellement.

Approfondir : clipedia-txt.net/biologie#nutrition

Grâce au progrès technologique, la production agricole à atteint un niveau permettant, théoriquement, de supprimer les risques de famine. Dans les pays les plus développés le niveau de revenus permet même de se nourrir au-delà du nécessaire, ce qui provoque du surpoids et des pathologies mortelles (diabète, maladies cardiovasculaires,...).

Une expérience réalisée sur des singes a montré qu'une restriction alimentaire non excessive prolonge leur durée de vie [source].

À cette évolution quantitative, s'ajoute une dimension qualitative : grâce au développement du commerce international, induit par le progrès technologique (moyen de transport, congélation, ...), nous avons aujourd’hui accès à une alimentation bien plus variée que par le passé. Cette évolution positive est cependant neutralisée par une détérioration qualitative des aliments, due à leur production industrielle. On constate par exemple que les fruits et légumes produits industriellement contiennent :

  • beaucoup moins de fibres et de substances actives (dont des vitamines) que dans les années 1950 (y compris dans la plupart des produits dits "bios") ;

    • La population française consomme en moyenne 17 g/jour de fibres (2020), ce qui est inférieur aux 25 g/jour recommandés, et loin des 40 g/jour consommés en moyenne en 1950. D’autres évolutions de l’alimentation et du mode de vie contribuent à un appauvrissement du microbiote ("flore intestinale"), comme la consommation d’aliments transformés riches en sucres et en graisses, la consommation de tabac, ou la sédentarité [source].
    • Le déficit chronique en vitamine D, constaté chez une partie considérable de la population des pays les plus développés, est du à une manque d'exposition au soleil, effet de la durée élevée des activités en intérieur (travail, télévision, ...).
  • des adjuvants (engrais, pesticides, colorants, émulsifiants, exhausteurs de goût, conservateurs, ...), dont les effets à court terme (allergies, appauvrissement du microbiote ...) et à long terme (cancers, ...) semblent non négligeables [source].

Le jeûne pourrait donc constituer une réponse adaptative (partielle) à cette évolution, en termes quantitatifs (modération) et qualitatifs (repos et désintoxication). On peut distinguer deux modes d'application de ce jeûne : "prolongé" ou "intermittent".

Le jeûne et la science

Divers effets bénéfiques, dont thérapeutiques, sont attribués au jeûne. Cependant les avis scientifiques sont partagés. Les seules certitudes en la matière sont que le jeûne provoque (i) une perte de poids et (ii) des effets psychiques bénéfiques (notamment sur l'humeur et la vigilance), ce qui est déjà pas mal. Dans ces conditions le jeûne peut être considéré comme une pratique de bien-être mais pas thérapeutique.

D'autre part il se pourrait que le débat scientifique soit influencé par des considérations idéologiques et économiques : soigner sans dépenser, ce n'est pas rentable pour le business de la santé, or celui-ci finance l'essentiel des recherches "scientifiques" en la matière ...

Jeûne prolongé
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L'homme moderne est le résultat d'une évolution de plusieurs millions d'années [source]. Or, exception faite de groupes privilégiés de l'ère moderne, l'humain a rarement vécu dans un environnement lui donnant la possibilité de se nourrir trois fois par jour, ni même chaque jour. Une question vient alors à l'esprit : notre système digestif est-il adapté à des conditions lui imposant de travailler 24h sur 24 ? Quoi qu'il en soit, il est hautement probable que laisser régulièrement le système digestif au repos soit bénéfique.

Régime. Combien de temps doit durer le jeûne de repos/désintoxication pour être efficace, et à quel rythme faut-il appliquer ces périodes de jeûne ? Voici les valeurs que je recommande, sur base de mes expériences personnelles et de lectures d'articles scientifiques sur le sujet :

  • durée :
    1. d'abord quatre jours pour vider complètement les intestins (NB : ne pas utiliser de laxatif puisqu'il s'agit d'une période de repos intestinal !) ;
    2. une fois les intestins vidés, chaque cycle journalier de jeûne supplémentaire permettra au système digestif de se reposer pleinement :
      • trois jours (soit un total de sept jours de jeûne) pour les personnes de moins de cinquante ans ;
      • un seul jour (soit un total de cinq jours de jeûne) pour les personnes de plus de cinquante ans.
  • périodicité : personnellement je pratique le jeûne prolongé deux fois par ans : en période chaude et en période froide.

Mesures d'accompagnement (à respecter absolument) :

  • Sucres lents. À partir du troisième jour, boire chaque jour 25 centilitres de jus de cuisson de riz complet, afin de fournir l'organisme en sucres lents.
  • Hydratation. Il est recommandé de boire un litre et demi (soit six verres de 25cl) par 24h si la température ambiante est basse, et le double si la température est élevée. Il s'agit de neutraliser la déshydratation du corps. Bannissez toutes autres boissons que l'eau (notamment potages, jus de fruits, café, thé, ...). Les tisanes permettent de résister au froid (PS : la tisane à la menthe est particulièrement bienfaisante pour les intestins).
  • Activité physique. Pas d'efforts violents mais ayez cependant un activité physique douce (idéalement la marche).

Conseils supplémentaires :

  • Volonté. Boire permet d'atténuer la sensation de faim (fringale) ⇒ ayez votre bouteille et verre toujours à vos côtés ⇒ buvez régulièrement en prévention plutôt qu'en réaction à la faim (dans lequel cas il devient beaucoup plus difficile de résister).
  • Entrée & sortie. Le jour précédant ainsi que celui suivant le jeûne prenez des repas légers : salade, fruits, poisson, ... (pas de plats gras, sucreries, alcool, ...).
  • Flore. Si, une fois le jeûne terminé, vous souhaitez accélérer la reconstitution naturelle de votre flore intestinale, veillez à avoir une alimentation riche en probiotiques : yaourt, artichaut, choucroute, ... [source]. Il existe également des probiotiques sous formes de compléments alimentaires disponibles en pharmacie (lire la notice pour respecter la posologie).
Perte
de poids

Un jour de jeûne provoque une perte de poids de 500g. Une personne en bonne santé et de moins de cinquante ans peut rester sans s'alimenter pendant quatre semaines sans que cela pose problème (sous condition d'apports en sucres lents et d'une hydratation suffisante). Cela représente donc une perte de poids de 14kg. L'ayant fait moi-même une fois, à l'âge de 40 ans, j'ai pu également constater que les effets psychiques sont impressionnants, en particulier sur le moral (effet anti-dépresseur) et les capacités cognitives (concentration et vitesse de réflexion). J'ai également constaté la disparition de mon asthme chronique dès les premiers jours de jeûne (mais qui est réapparu après le jeûne, ce qui confirme la thèse de toxicité de notre alimentation). Au delà d'un mois, même avec le complément de sucres lents, apparaissent des symptômes de sous alimentation : migraines, douleurs aux reins, perte de cheveux, etc. Dès l'apparition de ces signes, que vous envoie votre organisme, il faut arrêter le jeûne.

À noter enfin que si un régime d'amaigrissement est suivi par la reprise du régime alimentaire tel qu'il était avant, le poids perdu sera entièrement récupéré, et dans un laps de temps (nettement) plus court que la période d'amaigrissement. Le jeûne prolongé n'est donc pas la meilleure méthode pour perdre du poids durablement. Pour ce faire il faut (i) terminer chaque repas avant satiété; (ii) une alimentation variée et équilibrée; (iii) une activité physique régulière. Et l'on compensera chaque repas abusif en sautant un repas du soir.

Jeûne intermittent
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Le jeûne intermittent consiste à passer un repas du soir (ou de midi), pour compenser un repas abusif. Une alternative pratique consiste à jeûner un jour par semaine, toujours le même afin de faciliter la prise d'habitude.

D'autre part n'hésitez pas à booster votre repas du matin, le très mal nommé "petit déjeuner", alors qu'il est physiologiquement le repas le plus important de la journée. An niveau qualitatif, protégez-vous du conditionnement publicitaire des tartines chocolatées, qu'il faut remplacer par fruits+légumes+poisson/viande.

Enfin, étant donné la "richesse" de notre alimentation moderne, l'idéal est probablement de jeûner systématiquement un jour sur deux. Mais cette pratique récurrente n'est pas facilement compatible avec la vie sociale ...

Ajoutons qu'une alimentation équilibrée et modérée ne suffit pour se maintenir en bonne condition physique. Encore faut-il avoir une activité physique, équilibrée quantitativement et qualitativement.

Activité physique

 2.2.2. Gym du matin
 2.2.1. Sport
Gym du matin

Nous avons tous des points faibles au niveau physique, notamment raideur, faiblesse ou sensibilité au niveau des muscles et des tendons. Leur acuité augmente avec l'âge, et peut même conduire à des déficiences totales si nous ne pratiquons pas la gymnastique matinale, au moins dès l'âge de quarante ans. La gym du matin – entre 30 et 45 minutes, immédiatement au levé – est l'occasion de travailler ces points faibles par quelques séries courtes et douces d'étirements et mouvements :

  • impliquant toutes les articulations, de bas en haut : pieds, chevilles, genoux, hanches, épaules, coudes, poignets, cou ;
  • rectilignes (lever/abaisser) et/ou circulaires (dans les deux sens) ;
  • lents, légèrement appuyés (pousser l'étendue du mouvement "jusqu'au bout") et avec décontraction de tout le corps.

Terminer par un verre d'eau.

En raison de sa courte durée et du faible effort requis, la gym du matin ne constitue pas une activité sportive, mais d'entretien et prévention.

Sport

L'activité physique non excessive est nécessaire pour entretenir le fonctionnement du corps et stimuler le psychisme (les effets anti-dépressifs de l'activité sportive sont biens connus des scientifiques).

Il est donc nécessaire d'avoir une activité physique régulière, non traumatisante, et suffisamment intense que pour transpirer pendant au moins trente minutes :

  • soit des séances de trente minutes, six jours du sept ;
  • soit des séances d'une heure, un jour sur deux.

N.B. Ces fréquences et durées valent pour une personne souvent assise (travail de bureau). Les personnes ayant une activité plus physique pourront diminuer la fréquence par deux.

Marcher

L'activité physique et anti-dépressive à la portée de tous : une heure de marche hebdomadaire en pleine nature [source]. Les personnes âgées s'aideront de deux bâtons de randonnée avec embout en caoutchouc.

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Danse libre

Danse
libre

La danse libre, seul ou en groupe, est une activité sportive et artistique (improvisation), dont les effets bénéfiques pour le corps (entretien des articulations) et l'esprit (effet anti-dépresseur) sont immenses.

Voici une façon très fructueuse de danser librement : commencer "à tâtons" tout en écoutant attentivement la musique (mélodie, rythme, variations, ...) ⇒ découvrir ou imaginer son discours ⇒ improviser sur ce discours. Concernant la gestuelle, faites n'importe quoi (l'imagination est sans limites, surtout quand elle est décomplexée !), mais faites-le bien c-à-d en adaptant votre chorégraphie aux variations rythmiques et mélodiques du discours musical.

Quelques remarques :

  • Vitesse. Une chose qu'il est très utile de comprendre – pour pouvoir l'appliquer – c'est que la vitesse de la danse ne doit pas nécessairement être identique à celle de la musique : ce qui importe c'est que la rythmique corresponde. Être capable de danser à diverses vitesses sur une même rythmique permet d'adapter vos capacités physiques à toutes les musiques. Il en résulte que des personnes de tous âges peuvent danser sur un même style de musique !

    La même remarque vaut pour l'ampleur des mouvements : sur une même rythmique on peur danser en mouvements amples ou au contraire minimalistes. Entraînez-vous !

    Fred astaire à l'âge de 71 ans...

  • Styles. Il résulte également du point précédent que tous les styles de musiques, sans aucune exception, peuvent être dansés. Bien sûr, certains styles sont particulièrement entraînants, dont voici quelques exemples :
  • Technique. Améliorez constamment votre technique :
    • en utilisant toutes les articulations du corps, pour découvrir de nouveaux mouvements ("pas de danse") ;
    • en regardant des vidéos ⇒ inspirez-vous librement de certains pas de danse qui vous plaisent, afin d'étendre votre vocabulaire chorégraphique ;
    • en répétant des séances sur un même morceau.
  • Volume. N'hésitez pas à pousser le volume, et en particulier les basses. Pour éviter les problèmes de voisinage, le casque sans fil est idéal.

Prévention des traumatismes

Sont traumatisantes toutes les activités asymétriques (football, tennis, hockey, golf, ...) ou exercées en compétition. Sont non traumatisantes toutes les activités symétriques (danse libre, natation, marche, vélo, jogging ...) exercées de façon non compétitive et alternée (une activité d'intérieur : danse libre, natation + une activité de plein air : marche, vélo, jogging, ...).

Pour prévenir les problèmes musculaires et tendineux (i) précéder la séance sportive par l'échauffement des articulations, et l'étirement des muscles et tendons (doucement et en décontraction) ; (ii) terminer la séance sportive par de nouveaux étirements ; (iii) boire un verre d'eau avant et après l'activité.

Sommeil

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On sait aujourd'hui que la fonction du sommeil n'est pas seulement le repos du corps et de l'esprit. Il est également une source de créativité intellectuelle. L'expression "la nuit porte conseille" ne vient pas de rien : tous les chercheurs constatent régulièrement que des solutions à des problèmes complexes leur apparaissent au petit matin.

La qualité du sommeil est donc primordiale. Voici quelques principes de base pour un sommeil de qualité :

  • ni trop, ni trop peu : 7 à 8 heures ;
  • commencer avant onze heure ;
  • induction :
    1. tisane de plantes facilitant l'endormissement : camomille, tilleul, valériane, verveine (+ une petite cuillère à café de miel de montagne)  ... [source1, source2] ;
    2. lecture au lit : article scientifique dans votre langue maternelle sur un sujet qui vous passionne ;
    3. prendre conscience de la contraction des muscles de la tête, pour la relâcher : crâne, front, autour des yeux, du nez et de la bouche, mâchoire, cou (aucun muscle du cou ne doit retenir la tête) ;
  • respiration : si vous avez des difficultés à respirer par le nez en position couchée, il existe des écarteurs de narines en vente dans les pharmacies.

Capacités cognitives

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Après la gymnastique du corps, celle de l'esprit. Ne ratez pas les occasions d'utiliser vos facultés de calcul, mémorisation, et invention, afin de ne pas les perdre (action quantitative) et de les améliorer (action qualitative) :

  • calcul : lorsqu'on est amené à faire des calculs simples (addition/soustraction, multiplication/division) commencer systématiquement par le faire mentalement, puis vérifier avec la machine ;

  • mémorisation :
    • au supermarché ne vérifier la liste des courses qu'à la fin ;
    • plutôt que d'utiliser un système de guidage GPS, mémoriser votre trajet (pour ce faire, visionner le parcours virtuel) ;
    • avant une réunion avec des personnes que l'on connaît mal, mémoriser la liste des prénoms et noms ;
    • ne pas recopier un texte mot à mot mais phrase par phrase ; ... etc.
  • créativité : avoir une activité artistique régulière est probablement la meilleure façon de développer nos capacités d'invention ... ainsi que notre résilience psychique (qui est liée au fait de progresser dans la maîtrise d'une activité créatrice librement choisie).

    Si le temps vous manque, prenez-le sur le temps de télévision. Et pour cela la meilleure façon est de bannir la présence de toute télévision dans le domicile : cette problématique, très sous-estimée voire méconnue, sera développée infra dans la section #homo-œconomicus.

Relaxation

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Commençons par rappeler ce principe fondamental : il n'y a relaxation que si celle-ci est à la fois physique et psychique.

Il est donc utile de préciser ces deux notions :

  • la relaxation physique consiste en une décontraction musculaire généralisée ;
  • la relaxation psychique consiste en la suppression de toute activité psychique (pensées), celle-ci se limitant alors au ressenti d'une sorte de "séparation" du corps et de l'esprit, caractérisée par une sensation de bien-être et de plénitude.
  • Il paraît que les blondes et les supporters de foot sont particulièrement doués pour la relaxation psychique...
  • La relaxation psychique est une forme de méditation.

Décontractant, stimulant de l'activité psychique, anti-dépresseur, anti-douleur, ... les propriétés bénéfiques de la relaxation sont de mieux en mieux connues des scientifiques [source1, source2]. Par une pratique quotidienne votre maîtrise de la relaxation se développera, ainsi que ses effets bienfaisants.

Personnellement je complète ma gym matinale par dix minutes de relaxation.

Voici la technique que j'applique :

  1. retirez vos chaussures et ne portez que des vêtements non serrant ;
  2. s'allonger à même le sol (pas de matelas, tout au plus une couverture), sur le dos ; placer un petit coussin cylindrique sous le coup (le sommet arrière du crâne reposant sur le sol), tous les membres reposent entièrement sur le sol ;
  3. inspirer profondément et lentement, puis expirer par le nez en relâchant le système respiratoire ;
  4. prendre conscience de contractions musculaires dans certaines parties du corps, afin de les relâcher l'une après l'autre ; pour ce faire suivez la liste du "scan corporel" :
    • de bas en haut (ou inversement), un membre et puis l'autre : doigts de pied, voûte plantaire, cheville, mollet, cuisse (av/ar) genoux, fessiers, hanches, ventre, reins, colonne, pectoraux, épaule, coude, poignet, doigts, cou, muscles du crâne, et du visage (en particulier les muscles autour de la bouche et du nez) ;
  5. inspirer à nouveau profondément et lentement, puis expirer par le nez en relâchant le système respiratoire ;
  6. il s'agit alors de prendre conscience de l'état de décontraction du corps dans son ensemble, et de ressentir ce plaisir subtil par lequel le corps se libère de l'esprit ; outre cette sensation de bien être, plusieurs autres signes confirment que vous êtes sur la bonne voie :
    • impression que si le sol s'affaissait votre corps flotterait dans le vide, signe qu'il se décontracte ;
    • vous entendez tous les bruits ambiants (signe d'éveil), mais sans écouter aucun (signe de concentration, en l'occurrence focalisée sur l'objectif du ressenti de la séparation corps/esprit).
  7. vers les 2/3 de la méditation, massez vos deux aines ainsi que vos intestins (mouvement latéral, à partir des deux côtés vers le nombril).

Maîtrise : on peut progresser sans fin dans la maîtrise difficile de la méditation :

  • décontraction musculaire (tous et totalement) ;
  • capacité à ne pas se laisser envahir par des pensées, qui détournent de la méditation ;
  • déconnexion entre corps et esprit ;
  • atténuation des douleurs physiques, ...

Pleine conscience

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Il vous est sans doute déjà arrivé, alors que la fringale vous avait poussé à dévorer un met délicieux, de réaliser une fois celui-ci ingurgité que vous n'en avez absolument pas profité, car vous étiez perdu dans d'autres pensées (négatives ou positives). Vous n'en avez d'ailleurs gardé aucun souvenir malgré que cet événement vient juste de se produire ! Mais en outre, ayant mangé très vite, beaucoup trop vite, vous digérez mal. Ainsi ce qui aurait pu être un moment de plaisir et de repos s'est transformé en son contraire ...

Remontons le temps de quelques minutes : vous êtes assis à la table à manger (ou pire, à votre bureau) et vous vous apprêtez à briser votre fringale. Vous êtes assis au bord de la chaise, peut-être même un peu de travers. Pourquoi cette position bancale ? Vous ne le savez pas car vous n'en êtes pas vraiment conscient. Cette position inconsciente est le résultat d'automatismes conditionnés qui vous enjoignent : « attention, ce moment doit être le plus bref possible car le travail attend ! ». Vous êtes en tension, vous êtes ... mal parti. Stop ! Asseyez-vous correctement devant la table à manger. Observez votre plat. Inspirez et ... relâchez. Une sensation agréable de détente vous envahi. Alors vous recommencez, lentement, doucement : inspiration puis relâchement. Ensuite vous décidez de déguster vraiment, lentement, doucement. Vous faites durer la perception du goût et de la texture des aliments, en mâchant jusqu'à liquéfaction, pour un plaisir maximum et une digestion optimale.

J'entends par pleine conscience « la capacité à ne pas se laisser distraire par des pensées, pour ainsi se concentrer pleinement sur l'activité en cours ». Cette concentration accrue a pour effet d'augmenter la satisfaction du moment présent et la productivité du travail.

Travail et décontraction. S'alimenter est un travail, et comme tout travail, il est d'autant mieux réalisé qu'il se fait en décontraction maximale. Ainsi les sportifs de haut niveau apprennent à ne solliciter que les muscles essentiels tout en décontractant les autres.

On pourra objecter qu'il est utile de pouvoir concentrer son attention à autre chose que l'acte présent, par exemple réfléchir à la solution d'un problème dans le train ou en marchant en forêt. Peut-être, mais rappelons-nous ces deux principes scientifiques fondamentaux : (i) physique : on ne peut créer ni détruire de la matière ou de l'énergie, mais seulement la transformer en une autre forme de matière ou d'énergie (premier principe de la thermodynamique) ; (ii) mathématique : on ne peut maximiser simultanément deux fonctions (en toute généralité). Ainsi si je marche dans la forêt en pensant à la résolution d'un problème je vais beaucoup moins profiter du paysage et du plaisir de marcher en pleine nature : ce que je gagne d'un côté je le perds de l'autre. La conclusion n'est peut-être pas qu'il faut réfléchir uniquement assis à son bureau, et que la marche en forêt doit se faire nécessairement en pleine conscience. Mais il est par contre certain que lorsqu'on souhaite se balader en forêt en pleine conscience, il faut être capable de le faire. Or (i) pour être capable il faut pratiquer, et (ii) toute capacité peut s'améliorer sans fin !

C'est pourquoi il importe de pratiquer la pleine conscience régulièrement, en n'importe quel lieu, moment ou circonstance. Parmi ces circonstances les séances de méditations (cf. supra #relaxation) permettent de se mettre dans des conditions idéales pour pratiquer la pleine conscience (lieu, position du corps, ...).

Appliquer la pleine conscience ne doit donc pas être un acte permanent mais récurrent, et à un rythme suffisant pour pouvoir progresser dans cette pratique pas aisée. Le lecteur comprendra ici que l'omniprésence sonore de la TV dans le domicile et la permanence du smartphone connecté dans la poche sont incompatibles avec la pleine conscience librement choisie. Il ne s'agit pas de bannir ces technologies mais bien leur omniprésence. La pratique de la pleine conscience est incompatible avec la présence d'une TV, d'un GSM ou d'un ordinateur allumés.

Perception de la pleine conscience. Lorsque vous marchez en rue en pleine conscience, des signes vous indiquent si vous êtes bien en pleine conscience : vous percevez tout ce qui se passe autour de vous et en vous, mais sans focaliser sur un fait particulier. Plus vous prenez conscience de votre respiration – ce qui a pour effet de l'approfondir et de la ralentir – plus votre marche devient plus lente et est synchronisée avec votre respiration (NB : ne prenez pas les signes de la PC pour la PC elle-même).

État d'esprit

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#etat-d-esprit

Notre état d'esprit, c-à-d notre disposition psychique par rapport au reste du monde ("tout moins je") détermine notre capacité à interagir efficacement avec lui.

Nous avons identifié ci-dessous une dizaine de points dont la prise de conscience permet d'améliorer notre état d'esprit, et ainsi nos performances :

  • Réalisme. Le monde n'est pas, et ne sera jamais parfait.

  • Optimisme. Critiquer ne produit généralement que des réactions négatives. Il est plus rationnel de concentrer son énergie et son temps à la réalisation de solutions.

    La problématique optimisme/pessimisme est cependant plus complexe que ne le suggère l'affirmation ci-dessus. C'est pourquoi elle sera développée plus loin dans cet article.

  • Coups durs. Chaque coup dur qui nous arrive présente des opportunités, qui sont autant de germes imprévus, nous bousculant hors de notre zone de confort. Cela est vrai pour tous les changements (généralement imprévus).

  • Présent. Ressasser le passé ne sert à rien (mais il est utile de le connaître), et se projeter trop dans l'avenir c'est généralement se tromper. Vivre au temps présent c'est agir dans le concret pour construire : améliorer (qualitatif) et développer (quantitatif).

  • Temps. Il faut savoir attendre, donner du temps au temps. Rien n'est immuable, tout se transforme, les individus et les groupes qu'ils constituent. Ces changements sont autant de germes d'opportunités.

  • Dérision. Ne pas prendre la vie trop au sérieux.

  • Capacités. Connaître ses faiblesses, afin de ne pas s'engager dans des voies qui nous y confrontent. Il faut se fixer des objectifs que l'on peut atteindre sans trop de difficultés.

  • Croyance. En limitant nos croyances nous ouvrons le champ des possibles. Il s'agit de trouver l'équilibre le plus productif entre doute et croyance.

  • Confiance. Avoir confiance en soi (sans se sentir supérieur) facilite l'action et la relation. La confiance en soi se construit par l'amélioration (qualitatif) et le développement (quantitatif) régulier d'un savoir pratique.

En lisant ces points vous avez certainement identifié certains des points forts et faibles de votre personne. Vous avez ainsi augmenté votre connaissance de vous-même, ce qui constitue une base nécessaire pour aller plus loin dans votre évolution vers le mieux.

Optimisme vs pessimisme

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#optimisme-vs-pessimisme

Certaines personnes ont une propension naturelle (souvent inconsciente) à l'optimisme, et d'autres au pessimisme. Il est important d'identifier auquel de ces deux profils nous appartenons car il détermine considérablement notre comportement ainsi que celui d'autrui à notre égard.

À priori nous ne choisissons pas ce profil, du moins dans la mesure où il est le résultat de nos expériences, heureuses et malheureuses, ainsi que (probablement) de nos gènes. Cependant les gènes et le vécu ne sont pas les seuls facteurs déterminant le profil psychologique. Celui-ci est relativement malléable : nous sommes tous influençables, par autrui (notamment via les médias de masse) mais aussi par nous-même. Dans un cas comme dans l'autre la conscience de ces influences réelles ou potentielles est primordiale. Elle est en effet une condition nécessaire sans laquelle nous ne pouvons maximiser les influences positives et minimiser les négatives, relativement à notre environnement. Il n'est pas possible de gérer efficacement une situation sans l'avoir préalablement identifiée puis analysée.

Rappelons d'autre part que, contrairement à une croyance très répandue, l'optimisme n'est pas positif en soi, pas plus que le pessimisme ne serait négatif par essence. En effet, dans certains contextes l'optimisme béat peut s'avérer dangereux, et le pessimisme réaliste être une condition nécessaire au progrès. En voici deux exemples :

  • les tests de recrutement des forces spéciales visent à identifier les profils ignorant la peur (que l'on peut voir comme des profils d'optimistes), pour les ... rejeter, car les personnes correspondant à ces profils ont une forte propension à des comportements de "tête brûlée", qui peuvent mettre en danger les autres membres de leur groupe ;
  • dans une dictature, comme dans un régime pseudo-représentatif, les opposants politiques sont généralement perçus par l'appareil d'État (dont les médias) comme des individus pessimistes et négatifs, alors que les collabos parvenus seront favorablement décrits comme personnes "optimistes" et "constructives".

Il ne s'agit donc pas, par principe, de maximiser l'optimisme et minimiser le pessimisme, mais de trouver l'équilibre optimal, relativement au contexte dans lequel nous vivons. Idéalement il convient de moduler cet arbitrage selon les circonstances, sans quoi le second choix consiste à éviter tous les environnements (dont le professionnel) auxquels nous n'arrivons pas à nous adapter.

Que suis-je, qu'es-tu ?

Le modèle HEXACO [source] identifie six types de traits de personnalité ("facteurs"), chaque type étant composé de quatre traits ("facettes") :

  • honnêteté-humilité : sincérité, équité, évitement de la cupidité, modestie ;
  • émotivité : appréhension, anxiété, dépendance, sensibilité ;
  • extraversion : amour propre social, audace sociale, sociabilité, vitalité ;
  • agréabilité : indulgence, gentillesse, flexibilité, patience ;
  • conscience : organisation, diligence, perfectionnisme, prudence ;
  • ouverture : appréciation esthétique, curiosité, créativité, non-conventionnalité.
Utilité

Toute taxinomie est par définition réductrice par rapport à l'infinie complexité de la nature en général (physique, biologie, ...) et de la nature humaine en particulier (psychologie, sociologie, ...). La lecture de cette liste peut néanmoins nous aider à mieux cerner notre personnalité et celle de nos proches (parents, collègues, amis).

Mieux se connaître nous permet de prendre conscience :

  • de nos points forts, afin de les exploiter ;
  • de nos points faibles, afin de les neutraliser ;
  • des points forts et faibles de chacun de nos proches, afin de mieux nous y adapter (PS : il est moins difficile et plus éthique de se changer soi-même, plutôt qu'autrui).

Relation à autrui

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Deux faits qu'il importe d'avoir à l'esprit :

  • mode de vie : personne n'est parfait, ni complètement mauvais ;
  • projet de vie : tout le monde peut s'améliorer (l'ambition du présent document est d'ailleurs de nous y aider).
 7.1. Espace relationnel
 7.2. Cultiver les comportements positifs
 7.3. Neutraliser les comportements négatifs

Espace relationnel

espace-relationnel.jpg

Le graphe ci-contre illustre le fait que, dans une relation (professionnelle, amoureuse, ...) entre deux personnes, il importe que chacun ne se laisse pas "bouffer" par l'autre ... et ne bouffe pas l'autre. Pour trouver le bon arbitrage en ces deux propensions antagonistes, il importe d'être à la fois à l'écoute de soi (suis-je opprimé ?) et de faire preuve d'empathie à l'égard de l'autre (suis-je oppressant ?).

Notons que l'empathie ne se limite à "être à l'écoute de l'autre", car celui-ci ne s'exprime pas nécessairement, et s'il le fait ce peut-être de façon ambiguë. Il importe donc également de deviner le ressenti d'autrui. Et pour ce faire deux méthodes complémentaires consistent à :

  • découvrir ses contraintes (ce qui le retient) et objectifs (ce qui l'anime) ;
  • se mettre à la place de "l'autre" : comment réagirais-je si j'était à sa place.

Cultiver les comportements positifs

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  • Bienveillance. Ce n'est pas seulement être reconnaissant et généreux, c'est aussi refuser de nuire à autrui.

  • Empathie. Comment réagirais-je si cette personne se comportait envers moi comme moi je me comporte envers elle ? Quels sont ses objectifs et contraintes ?

  • Sourire. Le sourire est communicatif.

  • Assumer. Il est facile de rejeter la responsabilité sur autrui, plutôt que de regarder notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive.

  • Soi. Savoir dire non. Être conscient de notre propension à calquer nos opinions sur celles d'autrui (surtout lorsque "autrui" est nombreux et/ou fort/éclatant).

Neutraliser les comportements négatifs

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 7.2.1. Le sombre en moi
 7.2.2. Le sombre en l'autre

Il y a nos propres comportements négatifs, que nous faisons subir à autrui. Il y aussi ceux qu'autrui nous fait subir. Comment agir et réagir de façon sociable et (donc) efficace ? Voici quelques principes qui valent aussi bien dans le monde physique que virtuel.

Le sombre en moi

Avoir raison sur un sujet de débat n'implique pas en soit que nous participons sainement à ce débat. Le fait que nous sommes convaincu (à tort ou à raison) d'avoir raison peut même nous conduire subrepticement à nous comporter de manière inappropriée. Cela est dommageable non seulement parce que ce faisant nous blessons généralement nos contradicteurs, mais aussi parce ce faisant même les personnes qui nous étaient favorables ne nous écoutent/lisent plus.

Pour neutraliser ce côté sombre de nous même il importe d'analyser nos réelles motivations : voulons-nous contribuer efficacement au débat/projet, ou sommes nous guidés par des pulsions aussi malsaines qu'inconscientes : "chercher la petite bête" et la confrontation pas pur plaisir, avoir raison à tout prix pour flatter notre ego, ou encore "être aux manettes" ? Si c'est effectivement le cas il y a intérêt à s'en rendre compte car les autres, eux, s'en rendre généralement compte beaucoup plus vite : on se retrouve alors isolé sans comprendre pourquoi (ce qui rend la situation encore plus pénible). La question fondamentale est ici : suis-je plutôt une personne qui donne ou une personne qui prend ?

Le sombre en l'autre

Maintenant changeons de rôle : quelle attitude adopter face à un individu tel que celui ci-dessus, lorsque son comportement nous pose problème (par exemple sur le lieu de travail) ? Il convient de procéder en deux étapes :

  1. Ne pas se focaliser sur la personne mais sur le comportement : demandez à l'autre d'expliquer les raisons de son comportement.

    N.B. Le but de cette étape est d'éviter de devoir passer à la suivante : il s'agit d'essayer de comprendre avant d'essayer d'être compris.

  2. Dans le cas où l'action précédente n'a pas résolu un éventuel malentendu, exprimez posément votre ressenti :
    • pourquoi vous pensez que le comportement de l'autre est contre-productif ;
    • pour quelles raisons selon vous l'autre agit de la sorte.

    N.B. Privilégiez toujours l'hypothèse de motivations positives chez autrui, et évitez de mentionner de supposées motivations négatives.

Ne répondez jamais de façon inappropriée même si l'autre le fait : comprenez que plus votre ton est tempéré plus vous serez en mesure d'exprimer des choses difficilement assimilables par l'autre, et inversement.

Homo œconomicus

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Abordons maintenant la question de l'humain en tant qu'agent économique (production et consommation). Dans la section suivante nous verrons que l'addiction à l'information nous conditionne à des modes de consommation et de production que nous ne choisirions probablement pas en l'absence de ce conditionnement idéologique.

 8.1. Consommateur
 8.2. Producteur

Consommateur

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La technologie prend une part de plus en plus importante dans notre vie. Mais toutes les applications technologiques ne sont pas pertinentes : certaines ont plus d'inconvénients que d'avantages, de sorte que nous devrions nous en protéger :

  • la voiture pollue, rend agressif, coûte cher ;

    • action : déménager ou changer de lieu de travail en fonction de la disponibilité du réseau de transports publics.
  • le smartphone et la télévision accaparent une partie considérable de notre temps libre, nous induisent à certains modes de consommation, et inculque par les "informations" et les "divertissements" une version partisane et biaisée (souvent catastrophiste & anxiogène) de la réalité ; leur prégnance spatiale et temporelle est considérable :

    • télévision : écran grande taille, son ambiant, située dans la pièce commune ;
    • smartphone : présence corporelle quasiment permanente, on se rapproche de l'implant...

Le côté sombre de certaines technologies de la "communication" (2 min.)

Il importe certes de ne pas rejeter le progrès technologique par principe, mais de ne pas non plus le voir favorablement par principe. La comparaison des différents stades de l'évolution des terminaux informationnels (TV ⇒ ordinateur portable ⇒ smartphone) permet d'illustrer ce principe de sens critique. Il y a une évidente différence qualitative entre ces types de terminaux : télévision et smartphone sont essentiellement des terminaux (l'un très grand, l'autre très petit) de consommation (notamment de jeux vidéos, dont le contenu idéologique est considérablement sous-estimé) tandis que le portable est plus un terminal de production (professionnelle et privée).

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Chronophages. Le temps considérable gagné en bannissant la télévision et en remplaçant le smartphone par un gsm basique – soit plusieurs heures par jour (!) selon diverses études – on peut alors le consacrer à :

  • des activités déstressantes, telles que le sport et la création artistique ;
  • l'autoformation dans les technologies de l'information, afin d'augmenter notre productivité dans nos activités privées comme professionnelles.

Conclusion. Un bon critère pour séparer bonnes et mauvaises applications technologiques : les mauvaises incitent à la paresse et enferment dans l'addiction consumériste, tandis que les bonnes améliorent notre productivité.

Producteur

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 8.2.1. Marchand vs non marchand
 8.2.2. Quelle activité choisir ?
 8.2.3. Formation
Marchand vs non marchand

Nous entendons par "maîtrise individuelle de la production" la maîtrise individuelle des techniques de production de biens et services, marchands et non marchands.

Nous entendons par "activité non marchande" toute activité de production dont les producteurs (organisations ou individus) fournissent des biens et services (collectifs ou individuels) sans but de lucre c-à-d gratuitement ou à des prix non significatifs.

Les activités non marchandes se développent avec l'avènement progressif de l'allocation universelle. Une partie importante des activités non marchandes de "service collectif" sera probablement l'activité politique dans le cadre de la démocratie directe à venir.

Quelle activité choisir ?

C'est une lourde erreur que de choisir une activité en fonction de ce qu'elle est supposée rapporter financièrement. Il est bien plus rationnel de préférer une activité qui nous passionne. En effet, le but de la vie c'est le bonheur, or la richesse ne peut y conduire que si elle a été acquise par le plaisir de travailler : si vous n'éprouvez pas de plaisir à travailler vous ne serez pas motivé, donc ni très compétent ni très productif, donc pas très riche, ni matériellement ni psychiquement ...

C'est pourquoi notre parcours de vie personnel doit être guidé non par l'accumulation de richesses matérielles mais par la maîtrise d'une activité passionnante. C'est le secret du bonheur.

Déterminez donc d'abord votre activité professionnelle rêvée, avant de penser à la formation et la recherche d'un emploi ou le lancement de votre entreprise.

Formation
Faut-il
un diplôme ?

Mises à part les professions réglementées (comme médecin ou banquier) être titulaire d'un diplôme n'est pas indispensable. Par contre une formation – éventuellement sous la forme d'auto-formation – est évidemment indispensable : une formation de base pour le départ, et puis la formation continue c-à-d tout au long de la vie.

Pourquoi les diplômes n’intéressent plus (autant) les recruteurs (3 min. - 2010)

Formation
de base

Il peut s'avérer nécessaire dans certains cas (notamment les professions réglementées) de se consacrer exclusivement, pendant une certaine période, à une formation spécifique de base (mais en ne perdant pas de vue qu'il ne s'agit que d'une base pour un départ spécifique).

Formation
continue

Synonymes : formation en alternance, formation permanente. La science et les technologies, et partant les modes de travail et de production, ont atteint un vitesse d'innovation telle que le paradigme "étudier puis travailler" doit être remplacé par le principe de formation continue, sans quoi l'on est rapidement dépassé et déclassé (généralement par des individus plus jeunes).

Cela implique que la formation doit être une démarche :

  • permanente (donc en alternance avec l'activité directement productive) ;
  • individualisée et volontariste (micro-formations insérées dans un projet personnel de production de biens ou services).
Trouver des
formations

Il importe de combiner formation théorique et formation pratique. La voie traditionnelle consiste à commencer par une formation de l'enseignement supérieur. Pour trouver des instituts de formation dans votre ville tapez "formations votreVille" dans la barre de recherche de votre navigateur.

Il existe de nombreuses formations gratuites (de quelques jours à plusieurs mois) pour les chômeurs : tapez "formations gratuites votreVille" dans la barre de recherche de votre navigateur.

Cependant il est possible de prendre une voie plus autonome. Par exemple en se formant à la théorie par la lecture d'articles scientifiques que vous pouvez trouver via des moteurs de recherche tels que Google Scholar.

La formation pratique se réalise par l'application de la théorie à des travaux pratiques concernant votre activité.

Enfin il importe d'avoir de bonnes bases, c-à-d :

  • une culture générale en technologies de l'information : voir le programme de notre formation de base au niveau client (votre ordinateur) et au niveau serveur (votre site web) ;
  • si nécessaire, une culture générale scientifique : que vous pouvez développer au moyen de notre publication "clipedia-txt.net".

Métiers manuels : le compagnonnage

Les personnes qui souhaitent se former dans des métiers manuels seront bien inspirées en choisissant la voie du compagnonnage, généralement considéré comme "la formule 1" de la formation en matière de métiers manuels . Comme le souligne l'UNESCO, le compagnonnage c'est une philosophie d'apprentissage et de vie professionnelle, fondée sur la solidarité, la qualité et la culture locale [source]. Voir les formations proposées par les compagnons-du-devoir.com

Le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier (9 min. - 2017)

Info-addiction

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#info-addiction
 9.1. Principes
 9.2. Info-addiction du consommateur
 9.3. Média-dépendance du producteur
 9.4. Désintermédiation informationnelle

Principes

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Le phénomène d'info-addiction – c-à-d l'addiction (ou encore "dépendance") à l'information – est composé de deux faces :

  • l'info-addiction du citoyen en tant que consommateur de "biased & fake news" ;
  • la dépendance du citoyen en tant que producteur de libre pensée et d'informations de terrain.

Nous appelons "info-dépendantes" les personnes sujettes à l'info-addiction.

Une caractéristique importante de ce phénomène est qu'on ne peut véritablement réaliser l'ampleur des effets psychiques de l'info-addiction induite par la TV et le smartphone ... qu'après s'en être libéré.

Il y a deux obstacles à franchir pour réaliser cette libération :

  • la croyance dans un coût "insurmontable" pour réorganiser une vie familiale et professionnelle sans TV ni smartphone, ... mais ce coût peut être réduit considérablement par l'acceptation de grands changements dans le mode de vie, voire dans le projet de vie (NB : même phénomène qu'avec la voiture);
  • la prégnance du sevrage, ... mais cet obstacle peut être surmonté par sa gestion proactive, consistant en la conversion du temps gagné, en activités ayant d'autres objectifs que la seule facilitation du sevrage :
    • autoformation dans les technologies de l'information, afin d'augmenter notre productivité dans nos activités privées comme professionnelles ;
    • activités déstressantes, telles que le sport et la création artistique.

Info-addiction du consommateur

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#info-addiction-consommateur

L'info-addiction du consommateur est l'addiction à la consommation "d'informations" à tout instant (quotidiennement voire en temps réel) et de toutes sortes (non sélection). Elle crée une addiction psychique comparable à celle dont souffrent les personnes dépendantes de l'alcool ou de la cocaïne. Cette dépendance a pour particularité d'être entretenue voire exacerbée par ses effets nuisibles, ce qui fait de l'info-addiction un phénomène auto-destructeur.

Il y a même possibilité d'intoxication collective (parfaitement illustrée par le covidisme), opérant par les deux extrémités du canal informationnel :

  • en entrée : la centralisation du marché international de "l'info" au sein d'un cartel mondial (AP, Reuters, AFP) ;
  • en sortie : la généralisation et l'omniprésence des terminaux (TV & smartphone ... et, dans un futur sans doute pas très éloigné, un implant).

    L'addiction à "l'info" est ainsi liée à l'addiction à l'objet qui en est le vecteur. On pourrait donc parler de média-addiction ou de média-dépendance. Nous utilisons cependant ce dernier terme pour décrire la situation des producteurs d'information (cf. section suivante).

Les traits de l'info-addiction sont le catastrophisme, l'immédiateté, la résonance et l'intériorisation :

  • le catastrophisme des médias "d'information" (nécessaire pour générer de l'audience) soumet les info-dépendants à un stress permanent (et croissant car les médias "d'information", qui sont de plus en plus concurrencés par les réseaux sociaux, voient dans le catastrophisme un moyen de capter l'attention d'un public de moins en moins intéressé) ;
  • l'immédiateté et l'omniprésence de "l'information" empêchent toute prise de recul et nuisent ainsi à la capacité d'analyse et au sens critique;
  • il y a résonance du phénomène par le fait qu'à la source du marché mondial de "l'information" il y a un oligopole composé de trois agences de presse (AP, Reuters et AFP) ; or ces trois agences (dont les deux premières sont de pays anglophones) étant toutes de pays atlantistes, il en résulte que les flux internationaux de "l'information" véhiculent les valeurs de l'idéologie atlantiste (ce qui peut expliquer la conversion de la Chine et de la Russie au capitalisme privé).
  • l'intériorisation des messages dominants : les info-dépendants croient que leur opinion sur tel ou tel sujet vient d'eux-mêmes, alors qu'en réalité elle leur a été inculquée par la répétition de messages médiatiques dominants (MMD).

    Message médiatique dominant

    Les messages propagés par les entreprises "d'information" (TV, radio, presse écrite) sont certes parfois traités par la comparaison de différents points de vue, ce qui donne l'illusion de neutralité. Mais dans la répétition quotidienne d'un même thème, l'un des points de vue peut-être présenté plus souvent et sous un jour plus favorable (propagande positive) ou défavorable (propagande négative), ce qui en fait le message médiatique dominant (MMD) de la thématique traitée.

    Les messages non dominants servent de caution aux messages dominants. Par les premiers l'entreprise "d'information" produit sa réputation, tandis que par les seconds elle la consomme (propagande). Ainsi des scientifiques servent de caution aux messages médiatiques dominant, en leur opposant sur les plateaux TV une "contradiction" de qualité généralement médiocre, et dont ils savent qu'elle n'est de toute façon pas médiatisée en proportion dominante.

    Au niveau psychologique les médias "d'information" sont un substitut à l'autorité parentale. Il importe de s'émanciper de l'une comme de l'autre.

Pour se libérer de l'info-addiction il faut comprendre à quel point est présomptueux (et anti-scientifique) le raisonnement suivant : « Je suis conscient que globalement la télévision influence négativement les capacités cognitives, mais contrairement au reste de la population, moi je suis capable de "faire le tri" ». Je ne m'étonne donc pas de constater chez la plupart des universitaires une forte propension à l'info-addiction : aveuglés par la croyance en leur intelligence ils surestimeraient leur capacité à ne pas être emportés par cette addiction. D'autre part l'observation de mon entourage me fait penser que l'info-addiction des universitaires est essentiellement acquise durant leurs études, car elle semble frapper surtout ceux qui les ont le mieux réussies. Cela est logique : pour maximiser ses chances de réussite dans les études, il est préférable de ne pas critiquer la matière car cela coûte du temps et est risqué. L'enseignement universitaire est ainsi également un apprentissage de la soumission, et d'autant plus pernicieux qu'il est implicite.

Ainsi pour se protéger de l'info-addiction il est vivement recommandé d'appliquer les règles suivantes :

  • virer la TV et remplacer le smartphone par un gsm basique ;
  • ne consulter sa messagerie qu'un nombre limité de fois par jour (maximum trois fois) ;
  • ne pas s'informer auprès des entreprises "d'information", mais se documenter auprès des sources originelles, et lire des articles scientifiques contradictoires (ce qui requiert plus de temps ⇒ permet de prendre du recul, de laisser à l'esprit un temps de repos et un temps pour l'analyse).

Médias vs réseaux sociaux : qui dit la vérité (1 min. - 2020)

Hypnose médiatique ?

Concernant l'éventuelle possibilité de l'hypnose collective (dans une salle de spectacle ou via un écran) ce commentaire de Freud a de quoi inquiéter : « L'hypnose présente à l'état isolé un élément de la structure compliquée d'une foule, c'est-à-dire l'attitude d'un individu à l'égard du meneur » [source] . Et on s'en inquiétera d'autant plus à la lecture de la section "Sécurité de l'hypnose" de ce rapport de l'INSERM intitulé "Évaluation de l’efficacité de la pratique de l’hypnose", où l'on peut lire que « La revue de la littérature n’a pas permis d’identifier de description de cas clinique ni d’étude prospective s’intéressant à la sécurité de l’hypnose (!). Nous présenterons donc uniquement les données de sécurité rapportées par les essais et revues présentés dans la première partie concernant l’évaluation de l’efficacité » [source]. Un phénomène illustre pourtant la puissance de l'hypnose : lorsque l'on demande, à des personnes qui ont été hypnotisées, de commenter l'enregistrement vidéo de leur comportement durant la séance d'hypnose, certains de ces sujets parlent d'eux à la troisième personne, comme s'il s'agissait d'une autre personne ... [source, p.4 cas 2].

Média-dépendance du producteur

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#media-dependance-producteur

L'avênement du climatisme puis du covidisme n'aurait pas été possible sans l'exploitation du phénomène d'info-addiction du consommateur, mais aussi du producteur. Pour le comprendre revenons à la notion de message médiatique dominant. Nous avons vu que les messages non dominants servent de caution aux messages dominants : par les premiers l'entreprise "d'information" produit sa réputation tandis que par les seconds elle la consomme (propagande).

Pour illustrer ce phénomène d'info-addiction des producteurs d'informations de terrain et de libre pensée, prenons le contexte du covidisme. Plutôt que de publier une "carte blanche" accordée par la presse écrite , ou de formuler sur un plateau TV un message qui sera présenté comme non dominant, les scientifiques libres devraient publier leur texte sur leur propre site web, et leurs vidéos sur leur propre chaîne. Ces scientifiques doivent comprendre qu'en fournissant les entreprises "d'information" la matière dont elles ont besoin pour produire leur propre réputation, ils leurs fournissent le potentiel pour la consommer c-à-d pour produire de la propagande [exemple]. Moins il y aura de ces scientifiques "collaborationnistes", plus l'audience des entreprises "d'information" diminuera et plus celle des sites et chaînes individuelles augmentera.

Comprenons aussi que parmi les scientifiques que les entreprises "d'information" mettent en scène dans le rôle de "rebelles" certains peuvent être aussi des scientifiques charlatans, prêts à jouer tous les rôles que ces entreprises leurs proposeront en échange de célébrité médiatique.

Dans la démocratie directe que nous proposons, chaque citoyen disposerait d'une adresse email officielle et d'un site Internet officiel équipé d'un forum. Ces services seraient fournis gratuitement et sans publicité par des entreprises publiques gérées en coopératives publiques.

Désintermédiation informationnelle

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#désintermédiation-informationnelle

Une condition nécessaire de l'émancipation et autonomie informationnelle est la désintermédiation informationnelle. Celle-ci consiste :

  • pour les consommateur d'informations à se libérer des réflexes conditionnés consistant à continuer de s'informer auprès d'intermédiaires (la presse) plutôt que directement auprès des sources originelles qui publient sur leur propre site web et chaîne vidéo ;
  • pour les producteurs d'informations de terrain (les sources originelles) à se libérer du réflexe conditionné par lequel des scientifiques libres penseurs persistent à communiquer via des intermédiaires (en l'occurrence des entreprises de presse) plutôt que directement via leur site web et chaîne vidéo (notre article democratiedirecte.net/citoyennete-numerique montre la voie pour aider chacun à se construise en tant que producteur de libre pensée).

Le business modèle des chaînes vidéos

Grâce à des entreprises telles que YouTube toute organisation et même individu est en mesure de publier ses messages vidéos à coût nul, voire même de générer des revenus. Le phénomène est tellement puissant que la communication par vidéo semble aujourd'hui dominer celle par écrit. Cependant la meilleure façon de communiquer consiste à combiner ces deux modes d'expression, comme l'illustre parfaitement clipedia-txt.net.

Une des raisons du succès de YouTube est que publier ses vidéos sur son propre site web consomme beaucoup de bande passante et de capacité de stockage. Or YouTube, grâce à ses économies d'échelle (effet de taille), sa visibilité médiatique et les revenus publicitaires que celle-ci génère, est en mesure de fournir un service de publication vidéo "gratuite". Cependant le rapide progrès technologique en matière de bande passante et de stockage a pour effet que très bientôt quiconque dispose de son propre site web ne sera plus obligé de passer par des intermédiaires tels que YouTube pour publier ses vidéos ... (PS : et générer des revenus publicitaires à partir de son propre site web plutôt que via YouTube est déjà possible au moyen de modules publicitaires de même type que les modules de mesure de fréquentation).

Être ou avoir ?

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#etre-ou-avoir
 10.1. Problématique
 10.2. Vie simple

Problématique

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#problematique

Nous avons avons souvent tendance à considérer spiritualisme et matérialisme comme deux incompatibles conceptions de la vie. Pourtant, il n'est pas difficile de décrire des cas où l'un et l'autre peuvent se renforcer, dans ce qu'on appelle une "boucle de rétroaction".

Cependant celle-ci n'est pas nécessairement bénéfique ou négative en soi : le renforcement peut concerner une conception bénéfique ou nuisible, du spiritualisme, comme du matérialisme.

Ainsi les renforcements suivants entre spiritualisme et matérialisme sont des renforcements positifs, mais dont la version négative est facilement formulable (le lecteur est invité à faire ce rapide exercice) :

  • être dans un état d'esprit confiant, optimiste, rigoureux et volontaire facilite manifestement la réalisation de nos projets, et cette réalisation peut conduire à une amélioration matérielle de nos conditions de vie (plus de loisirs, meilleurs soins de santé, ...) ;
  • il est tout aussi évident que, à son tour, l'amélioration de nos conditions de vie influence favorablement notre humeur (effet anti-dépresseur).

Voici d'autres exemples, cette fois en mode négatif, en raison de conceptions biaisées du matérialisme comme du spiritualisme :

  • le matérialisme – en tant que pratique fétichiste (consumériste) fondée sur la dépendance – a souvent pour effet que pour maintenir un même niveau de satisfaction il faut augmenter la quantité consommée, ce qui conduit inéluctablement à franchir des limites financières, psychiques ou/et physiques ;
  • le scientisme – en tant que démarche spirituelle se fondant de façon fallacieuse sur la science – conduit souvent dans des voies sans issues voire à issues tragiques.

minimalisme vs consumérisme

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#vie-simple
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La notion de "minimalisme" (ou "vie simple") repose sur la prise de conscience des effets nuisibles de la possession d'objets superflus (vêtements superflus, meubles superflus, machines superflues, ...)

Parmi les effets nuisibles il y a bien sûr l'impact sur l'environnement (pollution de production et consommation), mais aussi de graves conséquences sur le temps libre et le stress des individus, car ces objets :

  • ont un coût ⇒ il faut travailler pour les acquérir ;
  • requièrent un entretien, et souvent leur remplacement ;
  • requièrent un espace de stockage et donc un espace d'habitation plus grand ;
  • augmentent la charge de travail lors d'un déménagement, ce qui :
    • accroît le stress (NB : les déménagements constituent le troisième événement le plus stressant dans la vie d'un individu, après le décès d'un proche et un licenciement ou une faillite) ;

      Comment organiser son déménagement : gestion-demenagement

    • réduit la mobilité des individus, et partant, leur capacité à s'adapter à des situations changeantes.

D'autre objets, tels que la télévision et le smartphone, provoquent l'addiction numérique, et son corrélat, l'info-addiction.

C'est la publicité qui nous conditionne à consommer des produits ou services superflus, malgré leur nuisibilité.

Mon expérience de la vie simple

Je vis avec un budget de 1.500 euros par mois. Je ne possède ni immeuble, ni terrain, ni véhicule, ni lave-vaisselle, ni lave-linge, ni TV, ni smartphone (l'ensemble de mes meubles peut tenir dans une fourgonnette). Je ne prends jamais l'avion, et ne pratique ni les vacances ni le tourisme (PS : je prends souvent du repos, mais à petites doses, et je voyage également, mais pour d'autres raisons que le tourisme).

Quiconque milite pour le climat et l'environnement en invoquant une urgence vitale, mais sans faire de même que ci-dessus, devrait se poser des questions sur la concordance entre ses paroles et ses actes ...

Je n'ai jamais été aussi serein, productif et utile à la société que depuis que je pratique la vie simple. La raison en est que la vie simple permet le travail libre.

On voit bien ici la relation entre mode de vie (minimaliste) et projet de vie (concrétisé dans le travail libre).

Homo politicus

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#homo-politicus

Lorsque les individus s'organisent collectivement ils sont en mesure de démultiplier leurs capacités physiques et cognitives. C'est l'effet d'émergence, par lequel "le tout est plus que la somme de ses parties", illustré au niveau cognitif par la notion d'intelligence collective.

Cette problématique est déterminée par la façon dont opère le partage du pouvoir politique et le partage du pouvoir financier. Une condition nécessaire de ces deux partages – et partant, de l'efficacité de l'action collective – est le contrôle collectif des moyens de production de masse.

Ces notions ne concernent pas que les groupes de grande taille, tels que la population d'un pays. Si vous y réfléchissez quelques minutes, vous réalisez que les notions de "pouvoir politique" (qui décide quoi, et comment ?), "pouvoir financier" et "contrôle collectif des moyens de production" (qui détient le cordon de la bourse, et qui est propriétaire) valent également au sein d'une entreprise ou d'une association, au sein des cohabitants d'une habitation partagée ... ou d'un ménage.

Parallèlement à ces considérations intemporelles, opère l'histoire et notamment celle des révolutions industrielles. Nous sommes dans celle des technologies de l'information. Or cette révolution requiert une adaptation du système éducatif (complètement ratée à ce jour...), de l'organisation du travail et du droit des affaires. Les retards et erreurs constatés dans la gestion politique des deux derniers points résultent largement du premier.

Enfin le lien entre approches individuelle et collective explique pourquoi la philosophie PTS est intimement liée au concept de la Konfédération. L'un et l'autre ne font pleinement sens qu'en conjonction l'un avec l'autre.

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Une publication de François Jortay

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