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Parcours de vie

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Màj : 9 juin 2021   –   # pages : 15 [?]
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Introduction

Le principe de parcours de vie est composé de deux notions :

  • le mode de vie, lié au corps et à l'action, se situe dans le temps présent ;
  • le projet de vie, lié à l'esprit et à l'organisation, il est l'évolution du mode de vie.

Mode et projet de vie sont intimement liés dans une enchevêtrement complexe de boucles rétroactives et de hasards.

Un esprit sain dans un corps sain

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Certains férus de philosophie trouveront probablement incongru de parler d'alimentation et de gymnastique dans un traité de philosophie. Pourtant la science de la sagesse, telle que je la conçois, vise à rationaliser tous nos comportements afin de maximiser les chances de réussir notre projet de vie. Nous allons donc dans cette première section parler de régimes d'alimentation, pratique sportive, sommeil et méditation. Tout cela en nous basant sur des faits scientifiques.

 2.1. Nutrition
 2.2. Activité physique
 2.4. Sommeil
 2.5. Capacités cognitives
 2.6. Méditation

Nutrition

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 2.1.1. Alimentation équilibrée
 2.1.2. Jeûne périodique
 2.1.3. Jeûne intermittent
Alimentation équilibrée
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L'alimentation doit être variée et équilibrée :

  • fruits, légumes, graines, poissons, viandes ;
  • boire au moins un litre d'eau par jour (sans compter les autres boissons, dont l'eau nocturne) ;
  • ne boire de l'alcool et ne fumer qu'occasionnellement.

Approfondir : savoir-de-base#nutrition

Il s'agit là des principes qualitatifs élémentaires de la nutrition. Il nous reste à évoquer la dimension quantitative. La problématique est la suivante : alors que le progrès technologique (notamment le développement des moyens de transport) nous permet aujourd'hui d'avoir une alimentation bien plus variée (et donc équilibrée) que ce qui était le cas il y a seulement quelques siècles, ce même progrès fut accompagné d'un augmentation quantitative au-delà du nécessaire, ce qui se traduit par du surpoids et de nombreuses pathologies mortelles. Le jeûne devrait donc être une réponse adaptative à cette évolution. On peut distinguer deux types de jeûne : "périodique" ou "intermittent".

Jeûne périodique
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L'homme moderne est le résultat d'une évolution de plusieurs millions d'années [source]. Or, exception faite de groupes privilégiés de l'ère moderne, l'humain a rarement vécu dans un environnement lui donnant la possibilité de se nourrir trois fois par jour, ni même chaque jour. Une question vient alors à l'esprit : notre système digestif est-il adapté à des conditions lui imposant de travailler 24h sur 24 ? Quoi qu'il en soit, il est hautement probable que laisser régulièrement le système digestif au repos soit bénéfique. Ainsi une expérience réalisée sur des singes a montré qu'une restriction alimentaire non excessive prolonge leur durée de vie [source].

Régime. Combien de temps doit durer le jeûne pour être efficace, et à quelle rythme faut-il appliquer ces périodes de repos digestif :

  • durée : entre deux et quatre jours d'affilée :
    1. selon votre métabolisme, un à trois jours pour vider complètement les intestins (ne pas utiliser de laxatif puisqu'il s'agit d'une période de repos intestinal !);

      Le nombre de jours pour vider les intestins peut varier de un à trois selon les individus : selon que vous allez à selle deux à trois fois par jour ou par semaine, la fréquence des passages à selle peut varier d'un facteur dix selon les individus (de 2 à 20 fois par semaine).

    2. une fois les intestins vidés, un jour de jeûne supplémentaire permettra au système digestif de se reposer pleinement durant un cycle journalier complet (24 heures) ;
  • périodicité : une fois par semaine est socialement difficile voire impossible (et peut-être pas physiologiquement souhaitable), une fois par an c'est trop peu ⇒ le cycle mensuel est donc idéal, par exemple chaque premier week-end du mois.

Volonté. Jeûner n'est pas facile car il faut résister à l'envie de manger, ce qui génère de la frustration. Mais il faut voir cette épreuve comme un exercice de volonté. En effet la force de caractère est un facteur déterminant de réussite dans la vie. Or, comme la plupart des capacités, la force de volonté se développe et s'entretient par la pratique. Le jeûne est pour cela une occasion idéale. N'oubliez pas que le corps et l'esprit sont intimement liés.

Conseils :

  • Hydratation. Il est recommandé de boire un litre et demi (soit six verres de 25cl) par 24h si la température ambiante est basse, et le double si la température est élevée. Il s'agit de neutraliser la déshydratation du corps.
  • Volonté. En outre boire de l'eau est la meilleure façon de diminuer la sensation de faim (fringale) ⇒ ayez votre bouteille et verre toujours à vos côtés ⇒ buvez régulièrement en prévention plutôt qu'en réaction à la faim (dans lequel cas il devient beaucoup plus difficile de résister). Bannissez toutes autres boissons que l'eau (notamment jus de fruits, café, thé, ...), sauf en périodes froides les tisanes (pas de potages !), qui permettent de résister au froid. Enfin pas d'efforts violents mais ayez cependant un activité physique douce (idéalement la marche).
  • Entrée & sortie. Le jour précédant ainsi que celui suivant le jeûne prenez des repas légers : salade, fruits, poisson, ... (pas de plats gras, sucreries, alcool, viande, ...).
  • Flore. Si, une fois le jeûne terminé, vous souhaitez accélérer la reconstitution naturelle de votre flore intestinale, veillez à avoir une alimentation riche en probiotiques : yaourt, artichaut, choucroute, ... [source]. Il existe également des probiotiques sous formes de compléments alimentaires disponibles en pharmacie (lire la notice pour respecter la posologie).

Perte de poids. Un jour de jeûne provoque une perte de poids de 1/2 kg. Une personne en bonne santé et de moins de quarante cinq ans peut rester sans s'alimenter pendant deux semaines sans que cela pose problème (à condition d'une hydratation suffisante). Les effets psychiques sont même impressionnants, en particulier sur le moral (effet anti-dépresseur) et les capacités cognitives (concentration et vitesse de réflexion). Il est même possible de doubler cette période à condition de boire quotidiennement 25 centlitres de jus de cuisson de riz complet, afin de fournir l'organisme en sucres lents. Au delà d'un mois, même avec le complément de sucres lents, apparaissent des symptômes de sous alimentation : migraines, douleurs aux reins, perte de cheveux, etc. Dès l'apparition de ces signes il faut arrêter le jeûne. À noter enfin que si un régime d'amaigrissement est suivi par la reprise du régime alimentaire tel qu'il était avant, le poids perdu sera entièrement récupéré, et dans un laps de temps (nettement) plus court que la période d'amaigrissement. Le jeûne périodique n'est donc pas la meilleure méthode pour perdre du poids durablement. Pour ce faire il faut (i) terminer chaque repas avant satiété; (ii) une alimentation variée et équilibrée; (iii) une activité physique régulière.

Jeûne intermittent
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Le jeûne intermittent est une excellente alternative au jeûne périodique, et lui est même probablement préférable. On pourrait le qualifier de "jeûne périodique à haute fréquence" puisqu'il s'agit de passer le repas du soir (ou de midi), aussi souvent que possible. Il s'agit de supprimer les repas pris par habitude ou convention, plutôt que par nécessité physiologique. Profitez-en pour booster votre repas du matin, le très mal nommé "petit déjeuner", alors qu'il est physiologiquement le repas le plus important de la journée. Protégez-vous du conditionnement publicitaire des tartines chocolatées, qu'il faut remplacer par fruits+légumes+poisson/viande.

Une alimentation équilibrée et modérée ne suffit pour se maintenir en bonne condition physique. Encore faut-il avoir une activité physique, équilibrée quantitativement et qualitativement.

Activité physique

 2.2.1. Sport
 2.2.2. Gym du matin
Sport

L'activité physique non excessive est nécessaire pour entretenir le fonctionnement du corps et stimuler le psychisme (les effets anti-dépressifs de l'activité sportive sont biens connus des scientifiques).

Il est donc nécessaire d'avoir une activité physique régulière, non traumatisante, et suffisamment intense que pour transpirer pendant au moins trente minutes :

  • soit des séances de trente minutes, six jours du sept ;
  • soit des séances d'une heure, un jour sur deux.

N.B. Ces fréquences et durées valent pour une personne souvent assise (travail de bureau). Les personnes ayant une activité plus physique pourront diminuer la fréquence par deux.

Prévention des traumatismes

Sont traumatisantes toutes les activités asymétriques (football, tennis, hockey, golf, ...) ou exercées en compétition. Sont non traumatisantes toutes les activités symétriques (natation, marche, vélo, jogging ...) exercées de façon non compétitive et alternée (natation + une activité de plein air : marche, vélo, jogging, ...).

Pour prévenir les problèmes musculaires et tendineux (i) étirer (doucement et en décontraction) les muscles et tendons avant et après l'activité sportive ; (ii) boire un verre d'eau avant et après l'activité.

Gym du matin

Nous avons tous des points faibles au niveau physique, notamment raideur, faiblesse ou sensibilité au niveau des muscles et des tendons. Leur acuité augmente avec l'âge, et peut même conduire à des déficiences totales si nous ne pratiquons pas la gymnastique matinale, au moins dès l'âge de quarante ans. La gym du matin – une vingtaine de minutes immédiatement au levé – est l'occasion de travailler ces points faibles par quelques séries courtes et douces d'étirements et mouvements :

  • impliquant toutes les articulations, de bas en haut : pieds, chevilles, genoux, hanches, épaules, coudes, poignets, cou ;
  • rectilignes (lever/abaisser) et/ou circulaires (dans les deux sens) ;
  • lents, légèrement appuyés (pousser l'étendue du mouvement "jusqu'au bout") et avec décontraction de tout le corps.

Terminer par un verre d'eau.

En raison de sa courte durée et du faible effort requis, la gym du matin ne constitue pas une activité sportive, mais d'entretien et prévention.

Sommeil

On sait aujourd'hui que la fonction du sommeil n'est pas seulement le repos du corps et de l'esprit. Il est également une source de créativité intellectuelle. L'expression "la nuit porte conseille" ne vient pas de rien : tous les chercheurs constatent régulièrement que des solutions à des problèmes complexes leur apparaissent au petit matin.

La qualité du sommeil est donc primordiale. Voici quelques principes de base pour un sommeil de qualité :

  • ni trop, ni trop peu : 7 à 8 heures ;
  • commencer avant minuit ;
  • induction :
    1. tisane de plantes sédatives (camomille + tilleul + ...) ;
    2. lecture au lit : article scientifique dans votre langue maternelle sur un sujet qui vous passionne ;
    3. prendre conscience de la contraction des muscles du visage, pour la relâcher : front, autour des yeux, du nez et de la bouche, mâchoire.

Capacités cognitives

Terminons cette section par la gymnastique de l'esprit : ne ratez pas les occasions d'utiliser vos facultés de calcul et mémorisation (pour les améliorer, et ne pas les perdre) :

  • calcul : lorsqu'on est amené à faire des calculs simples (addition/soustraction, multiplication/division) commencer systématiquement par le faire mentalement, puis vérifier avec la machine ;

  • mémorisation :
    • avant une réunion avec des personnes que l'on connaît mal, mémoriser la liste des noms ;
    • ne pas recopier un texte mot à mot mais phrase par phrase ;
    • au supermarché ne vérifier la liste des courses qu'à la fin ; etc.
  • créativité : avoir une activité artistique régulière est probablement la meilleure façon de développer ses capacités d'invention ; si le temps vous manque, prenez-le sur le temps de télévision (et pour cela la meilleure façon est de bannir la présence d'une télévision dans le domicile : cette problématique, très sous-estimée voire méconnue, sera développée dans la section #homo-economicus-et-politicus).

Méditation

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#meditation-pourquoi-comment

Décontractant, stimulant de l'activité psychique, anti-dépresseur, anti-douleur, ... les propriétés bénéfiques de la méditation sont de mieux en mieux connues des scientifiques [source1, source2]. Par une pratique quotidienne votre maîtrise de la méditation se développera, ainsi que ses effets bienfaisants.

Personnellement je complète mes vingt minutes de gym matinale par dix minutes de méditation relaxante.

Vous trouverez dans la littérature beaucoup de définitions et méthodes différentes concernant la méditation. Mon expérience pratique et mes lectures théoriques m'ont conduit à la définition/méthode suivante il s'agit d'« atteindre un état de plénitude et de bien-être, par la neutralisation maximale de toute activité physique consciente (décontraction), et la concentration psychique sur le ressenti de la séparation du corps et de l'esprit « :

Voici la technique que j'applique :

  1. retirez vos chaussures et ne portez que des vêtements non serrant ;
  2. s'allonger à même le sol (pas de matelas, tout au plus une couverture), sur le dos ; placer un petit coussin cylindrique sous le coup (le sommet arrière du crâne reposant sur le sol), tous les membres reposent entièrement sur le sol ;
  3. inspirer profondément et lentement, puis expirer par le nez en relâchant le système respiratoire ;
  4. prendre conscience de contractions musculaires dans certaines parties du corps, afin de les relâcher l'une après l'autre ; pour ce faire suivez la "body check-list" :
    • de bas en haut (ou inversement), un membre et puis l'autre : doigts de pied, voûte plantaire, cheville, mollet, cuisse (av/ar) genoux, fessiers, hanches, ventre, reins, colonne, pectoraux, épaule, coude, poignet, doigts, cou, muscles du crâne, et du visage (en particulier les muscles autour de la bouche et du nez) ;
  5. inspirer à nouveau profondément et lentement, puis expirer par le nez en relâchant le système respiratoire ;
  6. il s'agit alors de prendre conscience de l'état de décontraction du corps dans son ensemble, et de ressentir ce plaisir subtil par lequel le corps se libère de l'esprit ; outre cette sensation de bien être, plusieurs autres signes confirment que vous êtes sur la bonne voie :
    • impression que si le sol s'affaissait votre corps flotterait dans le vide, signe qu'il se décontracte ;
    • vous entendez tous les bruits ambiants (signe d'éveil), mais sans écouter aucun (signe de concentration, en l'occurrence focalisée sur l'objectif du ressenti de la séparation corps/esprit).
  7. vers les 2/3 de la méditation, massez vos deux aines ainsi que vos intestins (mouvement latéral, à partir des deux côtés vers le nombril).

Maîtrise : on peut progresser sans fin dans la maîtrise difficile de la méditation :

  • décontraction musculaire (tous et totalement) ;
  • capacité à ne pas se laisser envahir par des pensées, qui détournent de la méditation ;
  • déconnexion entre corps et esprit ;
  • atténuation des douleurs physiques, ...

Pleine conscience

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#pleine-conscience

Il vous est sans doute déjà arrivé, alors que la fringale vous avait poussé à dévorer un met délicieux, de réaliser une fois celui-ci ingurgité que vous n'en avez absolument pas profité, car vous étiez perdu dans d'autres pensées (négatives ou positives). Vous n'en avez d'ailleurs gardé aucun souvenir malgré que cet événement vient juste de se produire ! Mais en outre, ayant mangé très vite, beaucoup trop vite, vous digérez mal. Ainsi ce qui aurait pu être un moment de plaisir et de repos s'est transformé en son contraire ...

Remontons le temps de quelques minutes : vous êtes assis à la table à manger (ou pire, à votre bureau) et vous vous apprêtez à briser votre fringale. Vous êtes assis au bord de la chaise, peut-être même un peu de travers. Pourquoi cette position bancale ? Vous ne le savez pas car vous n'en êtes pas vraiment conscient. Cette position inconsciente est le résultat d'automatismes conditionnés qui vous enjoignent : « attention, ce moment doit être le plus bref possible car le travail attend ! ». Vous êtes en tension, vous êtes ... mal parti. Stop ! Asseyez-vous correctement devant la table à manger. Observez votre plat. Inspirez et ... relâchez. Une sensation agréable de détente vous envahi. Alors vous recommencez, lentement, doucement : inspiration puis relâchement. Ensuite vous décidez de déguster vraiment, lentement, doucement. Vous faites durer la perception du goût et de la texture des aliments, en mâchant jusqu'à liquéfaction, pour un plaisir maximum et une digestion optimale.

J'entends par pleine conscience « la capacité à ne pas se laisser distraire par des pensées, pour ainsi se concentrer pleinement sur l'activité en cours ». Cette concentration accrue a pour effet d'augmenter la satisfaction du moment présent et la productivité du travail.

Travail et décontraction. S'alimenter est un travail, et comme tout travail, il est d'autant mieux réalisé qu'il se fait en décontraction maximale. Ainsi les sportifs de haut niveau apprennent à ne solliciter que les muscles essentiels tout en décontractant les autres.

On pourra objecter qu'il est utile de pouvoir concentrer son attention à autre chose que l'acte présent, par exemple réfléchir à la solution d'un problème dans le train ou en marchant en forêt. Peut-être, mais rappelons-nous ces deux principes scientifiques fondamentaux : (i) physique : on ne peut créer ni détruire de la matière ou de l'énergie, mais seulement la transformer en une autre forme de matière ou d'énergie (premier principe de la thermodynamique) ; (ii) mathématique : on ne peut maximiser simultanément deux fonctions (en toute généralité). Ainsi si je marche dans la forêt en pensant à la résolution d'un problème je vais beaucoup moins profiter du paysage et du plaisir de marcher en pleine nature : ce que je gagne d'un côté je le perds de l'autre. La conclusion n'est peut-être pas qu'il faut réfléchir uniquement assis à son bureau, et que la marche en forêt doit se faire nécessairement en pleine conscience. Mais il est par contre certain que lorsqu'on souhaite se balader en forêt en pleine conscience, il faut être capable de le faire. Or (i) pour être capable il faut pratiquer, et (ii) toute capacité peut s'améliorer sans fin !

C'est pourquoi il importe de pratiquer la pleine conscience régulièrement, en n'importe quel lieu, moment ou circonstance. Parmi ces circonstances les séances de méditations (cf. supra #meditation-pourquoi-comment) permettent de se mettre dans des conditions idéales pour pratiquer la pleine conscience (lieu, position du corps, ...).

Appliquer la pleine conscience ne doit donc pas être un acte permanent mais récurrent, et à un rythme suffisant pour pouvoir progresser dans cette pratique pas aisée. Le lecteur comprendra ici que l'omniprésence sonore de la TV dans le domicile et la permanence du smartphone connecté dans la poche sont incompatibles avec la pleine conscience librement choisie. Il ne s'agit pas de bannir ces technologies mais bien leur omniprésence. La pratique de la pleine conscience est incompatible avec la présence d'une TV, d'un GSM ou d'un ordinateur allumés.

Perception de la pleine conscience. Lorsque vous marchez en rue en pleine conscience, des signes vous indiquent si vous êtes bien en pleine conscience : vous percevez tout ce qui se passe autour de vous et en vous, mais sans focaliser sur un fait particulier + vous prenez conscience de votre respiration, ce qui a pour effet de l'approfondir et de la ralentir + votre marche devient plus lente et est synchronisée avec votre respiration (NB : ne prenez pas les signes de la PC pour la PC elle-même).

État d'esprit

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#etat-d-esprit

Notre état d'esprit, c-à-d notre disposition psychique par rapport au reste du monde ("tout moins je") détermine notre capacité à interagir efficacement avec lui.

Nous avons identifié ci-dessous une dizaine de points dont la prise de conscience permet d'améliorer notre état d'esprit, et ainsi nos performances :

  • Réalisme. Le monde n'est pas, et ne sera jamais parfait.

  • Optimisme. Critiquer ne produit généralement que des réactions négatives. Il est plus rationnel de concentrer son énergie et son temps à la réalisation de solutions.

    La problématique optimisme/pessimisme est cependant plus complexe que ne le suggère l'affirmation ci-dessus. C'est pourquoi elle sera développée plus loin dans cet article.

  • Coups durs. Chaque coup dur qui nous arrive présente des opportunités, qui sont autant de germes imprévus, nous bousculant hors de notre zone de confort. Cela est vrai pour tous les changements (généralement imprévus).

  • Présent. Ressasser le passé ne sert à rien (mais il est utile de le connaître), et se projeter trop dans l'avenir c'est généralement se tromper. Vivre au temps présent c'est agir dans le concret pour construire : améliorer (qualitatif) et développer (quantitatif).

  • Temps. Il faut savoir attendre, donner du temps au temps. Rien n'est immuable, tout se transforme, les individus et les groupes qu'ils constituent. Ces changements sont autant de germes d'opportunités.

  • Dérision. Ne pas prendre la vie trop au sérieux.

  • Capacités. Connaître ses faiblesses, afin de ne pas s'engager dans des voies qui nous y confrontent. Il faut se fixer des objectifs que l'on peut atteindre sans trop de difficultés.

  • Croyance. En limitant nos croyances nous ouvrons le champ des possibles. Il s'agit de trouver l'équilibre le plus productif entre doute et croyance.

  • Confiance. Avoir confiance en soi (sans se sentir supérieur) facilite l'action et la relation. La confiance en soi se construit par l'amélioration (qualitatif) et le développement (quantitatif) régulier d'un savoir pratique.

En lisant ces points vous avez certainement identifié certains des points forts et faibles de votre personne. Vous avez ainsi augmenté votre connaissance de vous-même, ce qui constitue une base nécessaire pour aller plus loin dans votre évolution vers le mieux.

Optimisme vs pessimisme

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Certaines personnes ont une propension naturelle (souvent inconsciente) à l'optimisme, et d'autres au pessimisme. Il est important d'identifier auquel de ces deux profils nous appartenons car il détermine considérablement notre comportement ainsi que celui d'autrui à notre égard.

À priori nous ne choisissons pas ce profil, du moins dans la mesure où il est le résultat de nos expériences, heureuses et malheureuses, ainsi que (probablement) de nos gènes. Cependant les gènes et le vécu ne sont pas les seuls facteurs déterminant le profil psychologique. Celui-ci est relativement malléable : nous sommes tous influençables, par autrui (notamment via les médias de masse) mais aussi par nous-même. Dans un cas comme dans l'autre la conscience de ces influences réelles ou potentielles est primordiale. Elle est en effet une condition nécessaire sans laquelle nous ne pouvons maximiser les influences positives et minimiser les négatives, relativement à notre environnement. Il n'est pas possible de gérer efficacement une situation sans l'avoir préalablement identifiée puis analysée.

Rappelons d'autre part que, contrairement à une croyance très répandue, l'optimisme n'est pas positif en soi, pas plus que le pessimisme ne serait négatif par essence. En effet, dans certains contextes l'optimisme béat peut s'avérer dangereux, et le pessimisme réaliste être une condition nécessaire au progrès. En voici deux exemples :

  • les tests de recrutement des forces spéciales visent à identifier les profils ignorant la peur (que l'on peut voir comme des profils d'optimistes), pour les ... rejeter, car les personnes correspondant à ces profils ont une forte propension à des comportements de "tête brûlée", qui peuvent mettre en danger les autres membres de leur groupe ;
  • dans une dictature, comme dans un régime pseudo-représentatif, les opposants politiques sont généralement perçus par l'appareil d'État (dont les médias) comme des individus pessimistes et négatifs, alors que les collabos parvenus seront favorablement décrits comme personnes "optimistes" et "constructives".

Il ne s'agit donc pas, par principe, de maximiser l'optimisme et minimiser le pessimisme, mais de trouver l'équilibre optimal, relativement au contexte dans lequel nous vivons. Idéalement il convient de moduler cet arbitrage selon les circonstances, sans quoi le second choix consiste à éviter tous les environnements (dont le professionnel) auxquels nous n'arrivons pas à nous adapter.

Que suis-je, qu'es-tu ?

Le modèle HEXACO [source] identifie six types de traits de personnalité ("facteurs"), chaque type étant composé de quatre traits ("facettes") :

  • honnêteté-humilité : sincérité, équité, évitement de la cupidité, modestie ;
  • émotivité : appréhension, anxiété, dépendance, sensibilité ;
  • extraversion : amour propre social, audace sociale, sociabilité, vitalité ;
  • agréabilité : indulgence, gentillesse, flexibilité, patience ;
  • conscience : organisation, diligence, perfectionnisme, prudence ;
  • ouverture : appréciation esthétique, curiosité, créativité, non-conventionnalité.
Utilité

Toute taxinomie est par définition réductrice par rapport à l'infinie complexité de la nature en général (physique, biologie, ...) et de la nature humaine en particulier (psychologie, sociologie, ...). La lecture de cette liste peut néanmoins nous aider à mieux cerner notre personnalité et celle de nos proches (parents, collègues, amis).

Mieux se connaître nous permet de prendre conscience :

  • de nos points forts, afin de les exploiter ;
  • de nos points faibles, afin de les neutraliser ;
  • des points forts et faibles de chacun de nos proches, afin de mieux nous y adapter (PS : il est moins difficile et plus éthique de se changer soi-même, plutôt qu'autrui).

Relation à autrui

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Deux constatations :

  • personne n'est parfait, ni complètement mauvais ;
  • tout le monde peut s'améliorer (l'ambition du présent article est d'ailleurs de nous y aider).

De ces deux constatations triviales l'on peut déduire des règles de comportement pour maximiser la qualité de nos relations avec autrui. Ces règles peuvent être classées en deux groupes : celles pour cultiver les comportements positifs, et celles pour neutraliser les comportements négatifs.

 7.1. Cultiver les comportements positifs
 7.2. Neutraliser les comportements négatifs

Cultiver les comportements positifs

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  • Bienveillance. Ce n'est pas seulement être reconnaissant et généreux, c'est aussi refuser de nuire à autrui.

  • Empathie. Comment réagirais-je si cette personne se comportait envers moi comme moi je me comporte envers elle ? Quels sont ses objectifs et contraintes ?

  • Sourire. Le sourire est communicatif.

  • Assumer. Il est facile de rejeter la responsabilité sur autrui, plutôt que de regarder notre part de responsabilité dans ce qui nous arrive.

  • Soi. Savoir dire non. Être conscient de notre propension à calquer nos opinions sur celles d'autrui (surtout lorsque "autrui" est nombreux et/ou fort/éclatant).

Neutraliser les comportements négatifs

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 7.2.1. Le sombre en moi
 7.2.2. Le sombre en l'autre

Il y a nos propres comportements négatifs, que nous faisons subir à autrui. Il y aussi ceux qu'autrui nous fait subir. Comment agir et réagir de façon sociable et (donc) efficace ? Voici quelques principes, inspirés de la pratique d'édition collaborative à Wikipédia [source], mais qui valent aussi bien pour les relations proches.

Le sombre en moi

Avoir raison sur un sujet de débat n'implique pas en soit que nous participons sainement à ce débat. Le fait que nous sommes convaincu (à tort ou à raison) d'avoir raison peut même nous conduire subrepticement à nous comporter de manière inappropriée. Cela est dommageable non seulement parce que ce faisant nous blessons généralement nos contradicteurs, mais aussi parce ce faisant même les personnes qui nous étaient favorables ne nous écoutent/lisent plus.

Pour neutraliser ce côté sombre de nous même il importe d'analyser nos réelles motivations : voulons-nous contribuer efficacement au débat/projet, ou sommes nous guidés par des pulsions aussi malsaines qu'inconscientes : "chercher la petite bête" et la confrontation pas pur plaisir, avoir raison à tout prix pour flatter notre ego, ou encore "être aux manettes" ? Si c'est effectivement le cas il y a intérêt à s'en rendre compte car les autres, eux, s'en rendre généralement compte beaucoup plus vite : on se retrouve alors isolé sans comprendre pourquoi (ce qui rend la situation encore plus pénible). La question fondamentale est ici : suis-je plutôt une personne qui donne ou une personne qui prend ?

Le sombre en l'autre

Maintenant changeons de rôle : quelle attitude adopter face à un individu tel que celui ci-dessus, lorsque son comportement nous pose problème (par exemple sur le lieu de travail) ? Il convient de procéder en deux étapes :

  1. Ne pas se focaliser sur la personne mais sur le comportement : demandez à l'autre d'expliquer les raisons de son comportement.

    N.B. Le but de cette étape est d'éviter de devoir passer à la suivante : il s'agit d'essayer de comprendre avant d'essayer d'être compris.

  2. Dans le cas où l'action précédente n'a pas résolu un éventuel malentendu, exprimez posément votre ressenti :
    • pourquoi vous pensez que le comportement de l'autre est contre-productif ;
    • pour quelles raisons selon vous l'autre agit de la sorte.

    N.B. Privilégiez toujours l'hypothèse de motivations positives chez autrui, et évitez de mentionner de supposées motivations négatives.

Ne répondez jamais de façon inappropriée même si l'autre le fait : comprenez que plus votre ton est tempéré plus vous serez en mesure d'exprimer des choses difficilement assimilables par l'autre, et inversement.

Homo economicus et politicus

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Abordons maintenant la question de l'humain en tant qu'agent économique (production) et politique (gestion). Commençons par remarquer que les média nous conditionnent à nous comporter bien plus en tant que consommateurs qu'en tant que producteurs. Cela n'est pas étranger à la nature pseudo-représentative du système politique.

 8.1. Consommateur
 8.2. Producteur
 8.3. Info-dépendance
 8.4. Action collective

Consommateur

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La technologie prend une part de plus en plus importante dans notre vie. Mais toutes les applications technologiques ne sont pas pertinentes : certaines ont plus d'inconvénients que d'avantages, de sorte que nous devrions nous en protéger :

  • la voiture pollue, rend agressif, coûte cher ;

    • action : déménager ou changer de lieu de travail en fonction de la disponibilité du réseau de transports publics.
  • la télévision consomme notre temps libre, conduit à consommer plutôt qu'à produire, et inculque par les "informations" et les "divertissements" une version partisane et biaisée (souvent catastrophiste, anxiogène) de la réalité ; sa prégnance spatiale est considérable (taille, son ambiant, située dans la pièce commune) ;

    • action : balancer la TV dans un container à déchets, et consacrer le temps désormais libéré à des activités telles que la lecture d'articles scientifiques sur des sujets qui nous passionnent, ou encore à une activité créative qui nous passionne.

Cependant il importe de ne pas rejeter le progrès technologique par principe, mais de ne pas non plus le voir favorablement par principe. La comparaison des différents stades de l'évolution des terminaux informationnels (TV ⇒ ordinateur portable ⇒ smartphone) permet d'illustrer ce principe de sens critique. Il y a ainsi une évidente différence qualitative entre ces types de terminaux : contrairement à la TV, le smartphone et surtout le portable donnent accès à Internet et permettent d'y publier (sites web personnels, réseaux sociaux, ...).

La comparaison portable vs smartphone est également instructive :

  • le smartphone est essentiellement un terminal de consommation (notamment de jeux vidéos, dont le contenu idéologique est considérablement sous-estimé) tandis que le portable est plus un terminal de production;
  • la prégnance spatio-temporelle du smartphone est qualitativement différente mais quantitativement encore supérieure à celle de la TV via (i) son atomisation et (ii) sa prégnance temporelle quasiment permanente ; on n'est plus très loin de l'implant ...

Avez-vous remarqué que l'offre commerciale d'un smartphone est généralement associée à celle de la TV ? Connaissez-vous une offre "smartphone only" ? Et une offre "stupidphone only" ?

Le côté sombre des technologies de la "communication" (2 min.)

Un bon critère pour séparer bonnes et mauvaises applications technologiques : les bonnes nous incitent à l'action émancipatrice (et donc productrice) tandis que les mauvaises nous incitent à la paresse ou nous enferment dans l'addiction consumériste. Il est à cet égard frappant de constater que les incitations publicitaires à acheter une télévision et un smartphone sont bien plus nombreuses et fréquentes que les incitations à acheter un portable. Or il y a une différence majeure entre télévision/smartphone et portable : alors que celui-ci peut être un outil de production, ceux-là font essentiellement de nous des consommateurs.

Il ne s'agit certes pas de rejeter la technologie en bloc, mais d'en garder la maîtrise individuelle et collective, notamment afin de préserver notre espace individuel vital. Ainsi je possède un "stupid-phone" (que j'utilise rarement ...) et un portable sur lequel j'ai installé un système d'exploitation libre (cf. infra "citoyenneté numérique").

Producteur

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#producteur
 8.2.1. Quelle activité choisir ?
 8.2.2. Formation

Nous entendons par « maîtrise individuelle de la production », la maîtrise individuelle des techniques de production de biens et services, marchands et non marchands.

  • Nous entendons par "activité non marchande" toute activité de production dont les producteurs (organisations ou individus) fournissent des biens et services (collectifs ou individuels) sans but de lucre c-à-d gratuitement ou à des prix non significatifs. Les activités non marchandes se développent avec l'avènement progressif de l'allocation universelle. Une partie importante des activités non marchandes de "service collectif" sera probablement l'activité politique dans le cadre de la démocratie directe à venir.
  • La maîtrise collective de la production est traitée dans une section infra.
Quelle activité choisir ?

Ne commettez pas l'erreur de choisir une activité en fonction de ce qu'elle peut rapporter financièrement. Choisissez plutôt une activité qui vous passionne. Le but dans la vie c'est le bonheur, or la richesse ne peut y conduire que si elle a été acquise par le plaisir de travailler. Si vous n'éprouvez pas de plaisir à travailler vous ne serez pas motivé, donc pas très compétent, donc pas très riche, ni matériellement ni psychiquement ...

Votre parcours de vie doit être guidé non par l'accumulation de richesses matérielles mais par la maîtrise d'une activité passionnante. C'est le secret du bonheur.

Déterminez donc d'abord votre activité professionnelle avant de penser à la formation. Si vous n'avez pas d'idées, une voie consiste à consulter la liste des métiers en pénurie : France - Belgique. Si vous ne trouvez rien à votre goût il vous faut alors inventer une activité qui vous plaise.

Formation
Faut-il
un diplôme ?

Mises à part les professions réglementées (comme médecin ou banquier) être titulaire d'un diplôme n'est pas indispensable. Par contre une formation – éventuellement sous la forme d'auto-formation – est évidemment indispensable : une formation de base pour le départ, et puis la formation continue c-à-d tout au long de la vie.

Pourquoi les diplômes n’intéressent plus (autant) les recruteurs (3 min. - 2010)

Formation
de base

Il peut s'avérer nécessaire dans certains cas (notamment les professions réglementées) de se consacrer exclusivement, pendant une certaine période, à une formation spécifique de base (mais en ne perdant pas de vue qu'il ne s'agit que d'une base pour un départ spécifique).

Formation
continue

Synonymes : formation en alternance, formation permanente. La science et les technologies, et partant les modes de travail et de production, ont atteint un vitesse d'innovation telle que le paradigme "étudier puis travailler" doit être remplacé par le principe de formation continue, sans quoi l'on est rapidement dépassé et déclassé (généralement par des individus plus jeunes).

Cela implique que la formation doit être une démarche :

  • permanente (donc en alternance avec l'activité directement productive) ;
  • individualisée et volontariste (micro-formations insérées dans un projet personnel de production de biens ou services).
Trouver des
formations

Sachez d'abord qu'il faut combiner formation théorique et formation pratique. La voie traditionnelle consiste à commencer par une formation de l'enseignement supérieur. Pour trouver des instituts de formation dans votre ville tapez "formations votreVille" dans la barre de recherche de votre navigateur.

Il existe de nombreuses formations gratuites (de quelques jours à plusieurs mois) pour les chômeurs : tapez "formations gratuites votreVille" dans la barre de recherche de votre navigateur.

Cependant il est possible de prendre une voie plus autonome. Par exemple en se formant à la théorie par la lecture d'articles scientifiques que vous pouvez trouver via des moteurs de recherche tels que Google Scholar.

La formation pratique se réalise par l'application de la théorie à des travaux pratiques concernant votre activité.

L'idéal est de combiner approches traditionnelle et autonome, et cela tout au long de votre vie.

Enfin il importe d'avoir de bonnes bases, c-à-d une culture générale scientifique, que vous retrouver dans l'article "Savoir de base". Dans le monde d'Internet notre relation au savoir est fondamentale : quelle que soit notre formation et nos capacités intellectuelles celui/celle qui souhaite profiter pleinement de la vie et y prospérer doit se considérer comme un chercheur libre. C'est une philosophie de vie.

Métiers manuels : le compagnonnage

Les personnes qui souhaitent se former dans des métiers manuels seront bien inspirées en choisissant la voie du compagnonnage, généralement considéré comme "la formule 1" de la formation en matière de métiers manuels . Comme le souligne l'UNESCO, le compagnonnage c'est une philosophie d'apprentissage et de vie professionnelle, fondée sur la solidarité, la qualité et la culture locale [source]. Voir les formations proposées par les compagnons-du-devoir.com

Le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier (9 min. - 2017)

Info-dépendance

https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#info-dependance
 8.3.1. Télévision VS émancipation
 8.3.2. Info-dépendance du consommateur
 8.3.3. Info-dépendance du producteur
 8.3.4. Désintermédiation informationnelle
 8.3.5. Citoyenneté numérique
Télévision VS émancipation
https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#television-vs-emancipation

Le phénomène d'info-dépendance illustre l'intrication entre homo politicus et sa nature d'homo economicus. Ainsi ce phénomène est composé de deux faces :

  • info-dépendance du citoyen en tant que consommateur de "biased & fake news" ;
  • info-dépendance du citoyen en tant que producteur de libre pensée et d'informations de terrain.

On ne peut véritablement réaliser l'ampleur des effets psychiques de l'info-dépendance induite par la TV ... qu'après s'en être libérée.

Et c'est bien là que réside le problème, car il y a deux obstacles à franchir pour se libérer de la TV :

  • la croyance dans un coût "insurmontable" pour réorganiser une vie familiale et professionnelle sans TV, ... mais ce coût peut être réduit considérablement par l'acceptation de grands changements dans le mode de vie, voire dans le projet de vie (NB : même phénomène qu'avec la voiture);
  • le poids substantiel du sevrage, ... mais cet obstacle peut être surmonté par sa gestion proactive, consistant en la conversion des heures TV en activités qui font sens (c-à-d ayant d'autres objectifs que la seule facilitation du sevrage).
Info-dépendance du consommateur
https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#info-dependance-consommateur

L'info-dépendance du consommateur est l'addiction à la consommation "d'informations" à tout instant (quotidiennement voire en temps réel) et de toutes sortes (non sélection). Elle crée une dépendance psychique comparable à celle dont souffrent les personnes dépendantes de l'alcool ou de la cocaïne. Cette dépendance a pour particularité d'être entretenue voire exacerbée par ses effets nuisibles, ce qui fait de l'info-dépendance un phénomène auto-destructeur.

Il y a même possibilité d'intoxication collective (parfaitement illustrée par le covidisme), opérant par deux voies :

  • en entrée : la centralisation du marché de "l'info" au sein d'un cartel mondial (AP, Reuters, AFP);
  • en sortie : la généralisation et l'omniprésence des terminaux (TV et smartphone, et dans un futur sans doute pas très éloigné un implant AV).

La dépense à "l'info" est ainsi liée à la dépendance à l'objet qui en est le vecteur.

Les traits de l'info-dépendance sont le catastrophisme, l'immédiateté, l'intériorisation et la résonance :

  • le catastrophisme des médias "d'information" (nécessaire pour générer de l'audience) soumet les info-dépendants à un stress permanent (et croissant car les médias "d'information" sont de plus en plus concurrencés par les réseaux sociaux);
  • l'immédiateté et l'omniprésence de "l'information" empêchent toute prise de recul et nuisent ainsi à la capacité d'analyse et au sens critique;
  • il y a résonance du phénomène par le fait qu'à la source du marché mondial de "l'information" il y a un oligopole composé de trois agences de presse (AP, Reuters et AFP) ; or ces trois agences (dont les deux premières sont de pays anglophones) étant toutes de pays atlantistes, il en résulte que les flux internationaux de "l'information" véhiculent les valeurs de l'idéologie atlantiste (ce qui peut expliquer la conversion de la Chine au capitalisme privé).
  • l'intériorisation des messages dominants : les info-dépendants croient que leur opinion sur tel ou tel sujet vient d'eux-mêmes, alors qu'en réalité elle leur a été inculquée par la répétition de messages médiatiques dominants (MMD).

    Message médiatique dominant

    Les messages propagés par les entreprises "d'information" (TV, radio, presse écrite) sont certes parfois traités par la comparaison de différents points de vue, ce qui donne l'illusion de neutralité. Mais dans la répétition quotidienne d'un même thème, l'un des points de vue peut-être présenté plus souvent et sous un jour plus favorable (propagande positive) ou défavorable (propagande négative), ce qui en fait le message médiatique dominant (MMD) de la thématique traitée.

    Les messages non dominants servent de caution aux messages dominants. Il est très important de bien comprendre que par les premiers l'entreprise "d'information" produit sa réputation, tandis que par les seconds elle la consomme (propagande). Ainsi des scientifiques servent de caution aux messages médiatiques dominant, en leur opposant sur les plateaux TV une "contradiction" de qualité généralement médiocre, et dont ils savent qu'elle n'est de toute façon pas médiatisée en proportion dominante.

    Au niveau psychologique les médias "d'information" sont un substitut à l'autorité parentale. Il faut s'émanciper de l'une comme de l'autre.

Pour se libérer de l'info-dépendance il faut comprendre à quel point est présomptueux (et anti-scientifique) le raisonnement suivant : « Je suis conscient que globalement la télévision influence négativement les capacités cognitives, mais contrairement au reste de la population, moi je suis capable de "faire le tri" ». Je ne m'étonne donc pas de constater chez la plupart des universitaires une forte propension à l'info-dépendance : emportés par la croyance en leur intelligence ils surestimeraient leur capacité à ne pas être emportés par cette addiction. D'autre part l'observation de mon entourage me fait penser que l'info-dépendance des universitaires est essentiellement acquise durant leurs études, car elle semble frapper surtout ceux qui les ont le mieux réussies. Cela est logique : pour maximiser ses chances de réussite dans les études, il est préférable de ne pas critiquer la matière car cela coûte du temps et est risqué. L'enseignement universitaire est ainsi également un apprentissage de la soumission, et d'autant plus pernicieux qu'il est implicite.

Ainsi pour me protéger de l'info-dépendance j'applique les règles suivantes :

  • virer la TV (et donc apprendre à vivre sans elle, ce qui va provoquer un salutaire cataclysme dans votre vie) ;
  • ne consulter sa messagerie qu'un nombre limité de fois par jour (maximum trois fois) ;
  • ne pas s'informer auprès des entreprises "d'information", mais se documenter auprès des sources originelles, et lire des articles scientifiques contradictoires (ce qui requiert plus de temps ⇔ permet de prendre du recul, de laisser à l'esprit un temps de repos et un temps pour l'analyse).

Médias vs réseaux sociaux : qui dit la vérité (1 min. - 2020)

Info-dépendance du producteur
https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#info-dependance-producteur

L'instauration du covidisme n'aurait pas été possible sans l'exploitation du phénomène d'info-dépendance du consommateur, mais aussi du producteur. Pour le comprendre revenons à la notion de message médiatique dominant. Nous avons vu que les messages non dominants servent de caution aux messages dominants : par les premiers l'entreprise "d'information" produit sa réputation tandis que par les seconds elle la consomme (propagande).

Prenons le contexte du covidisme pour illustrer ce phénomène d'info-dépendance des producteurs d'informations de terrain et de libre pensée. Plutôt que de publier une "carte blanche" accordée par la presse écrite [exemple], ou de formuler sur un plateau TV un message qui sera présenté comme non dominant, les scientifiques anti-covidistes devraient publier leur texte sur leur propre site web, et leurs vidéos sur leur propre chaîne.

Ces scientifiques doivent comprendre qu'en fournissant les entreprises "d'information" la matière dont elles ont besoin pour produire leur propre réputation, ils leurs fournissent le potentiel pour la consommer c-à-d pour produire de la propagande. Moins il y aura de ces scientifiques "collaborationnistes", plus l'audience des entreprises "d'information" diminuera et plus celle des sites et chaînes individuelles augmentera.

Comprenons aussi que parmi les scientifiques que les entreprises "d'information" mettent en scène dans le rôle de "rebelles" certains peuvent être aussi des scientifiques charlatans, prêts à jouer tous les rôles que ces entreprises leurs proposeront en échange de célébrité médiatique.

Dans la démocratie directe que nous proposons, chaque citoyen disposerait d'une adresse email officielle et d'un site Internet officiel équipé d'un forum. Ces services seraient fournis gratuitement et sans publicité par des entreprises publiques gérées en coopératives publiques.

Désintermédiation informationnelle
https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#désintermédiation-informationnelle

Une condition nécessaire de l'émancipation et autonomie informationnelle est la désintermédiation informationnelle. Celle-ci consiste :

  • pour les consommateur d'informations à se libérer des réflexes conditionnés consistant à continuer de s'informer auprès d'intermédiaires (la presse) plutôt que directement auprès des sources originelles qui publient sur leur propre site web et chaîne vidéo ;
  • pour les producteurs d'informations de terrain (les sources originelles) à se libérer du réflexe conditionné par lequel des scientifiques libres penseurs persistent à communiquer via des intermédiaires (en l'occurrence des entreprises de presse) plutôt que directement via leur site web et chaîne vidéo ; la section suivante ("Citoyenneté numérique") montre la voie pour aider chacun à se construise en tant que producteur de libre pensée.

Le business modèle des chaînes vidéos

Grâce à des entreprises telles que YouTube toute organisation et même individu est en mesure de publier ses messages vidéos à coût nul, voire même de générer des revenus. Le phénomène est tellement puissant que la communication par vidéo semble aujourd'hui dominer celle par écrit. Cependant la meilleure façon de communiquer consiste à combiner ces deux modes d'expression, comme l'illustre parfaitement le chapitre "Savoir de base" de "Philosophie du savoir".

Une des raisons du succès de YouTube est que publier ses vidéos sur son propre site web consomme beaucoup de bande passante et de capacité de stockage. Or YouTube, grâce à ses économies d'échelle (effet de taille), sa visibilité médiatique et les revenus publicitaires que celle-ci génère, est en mesure de fournir un service de publication vidéo "gratuite". Cependant le rapide progrès technologique en matière de bande passante et de stockage a pour effet que très bientôt quiconque dispose de son propre site web ne sera plus obligé de passer par des intermédiaires tels que YouTube pour publier ses vidéos ... (PS : et générer des revenus publicitaires à partir de son propre site web plutôt que via YouTube est déjà possible au moyen de modules publicitaires de même type que les modules de mesure de fréquentation).

Citoyenneté numérique
https://philosophie.jortay.net/parcours-de-vie#citoyennete-numerique

Au niveau macro-écopolitique, le partage du pouvoir productif et le partage du pouvoir politique sont intrinsèquement liés : on ne peut avoir l'un sans l'autre. De même, au niveau micro-écopolitique, c'est notre l'analphabétisme numérique (encore appelé "analphabétisme informatique") qui induit notre info-dépendance.

Nous entendons par « citoyenneté numérique » la maîtrise technique et le contrôle ouvert des technologies de l'information par les individus. La citoyenneté numérique est hautement utile, voire indispensable, aussi bien pour l'activité marchande que non marchande de chaque individu. L'antithèse de la citoyenneté numérique est l'analphabétisme numérique.

TEST : es-tu un analphabète numérique ? Pour le savoir, identifie parmi les 4+6=10 actions numériques suivantes celles que tu es capable de comprendre et de réaliser. Si ton score est inférieur à 5, alors tu es un analphabète numérique ⇒ ces dix points (qui sont ultra-basiques ...) constituent le programme de formation que tu dois absolument réaliser si tu souhaites maîtriser la technologie qui concerne la quasi totalité de nos activités professionnelles comme privées :

  • Niveau client (ton ordinateur) :

    1. remplacer le système d'exploitation de ton ordinateur par un logiciel libre/opensource, par exemple Linux Debian ;

    2. savoir utiliser les principales commandes Unix dans une console [ formation en ligne gratuite ] ;

      Très utile pour manipuler efficacement les données et programmes du système d'exploitation, et en particulier pour effectuer des opérations sur plusieurs fichiers en même temps, notamment au moyen des commandes grep et sed.

    3. maîtriser l'ensemble des fonctions d'un tableur : test ;

      Une bonne façon d'apprendre en détail l'utilisation d'un tableur consiste à étudier chaque élément de la barre des menus, en s'aidant du manuel, généralement accessible à partir de l'onglet le plus à droite.

    4. comprendre (et appliquer) les mesures élémentaires de sécurité :

      • utiliser des mots de passe longs et nombreux, au moyen d'un gestionnaire tel que KeePassXC ;
      • mettre à jour au moins chaque mois le système d'exploitation et les programmes de ton ordinateur ;
      • ne cliquer sur un lien et ne sauver/télécharger un document que si tu as confiance en l'honnêteté et les compétences de l'expéditeur/administrateur, et vérifier que l'adresse de l'expéditeur/site est exactement ce qu'elle devrait être (notamment que l'adresse mentionnée dans le texte du lien est la même que l'adresse de l'attribut href ou mailto) ;
      • préfère toujours un fournisseur d'accès Internet (FAI) qui te garantit une adresse IP dynamique, c-à-d une adresse IP qui change à chaque fois que tu te reconnectes à Internet (en l'occurrence il est recommandé de fermer sa connexion tous les soirs) [approfondir].
  • Niveau serveur (ton site web) :

    1. louer ton propre nom de domaine (par exemple chez gandi.net), pour ton site web et ton adresse e-mail ;

    2. configurer ton client email ;

      La société qui te loue le nom de domaine ou l'hébergement propose généralement une page web d'explications (exemple).

    3. louer un hébergement pour ton site web (par exemple chez ovh.com) ;

      Conseil : de préférence pas chez le même fournisseur que pour le nom de domaine, afin de pouvoir changer facilement l'un ou l'autre si la qualité de service venait à se dégrader.

    4. créer une page d'accueil pour ton site web (par exemple avec l'éditeur Bluefish et en partant du framework Bootstrap), puis la télécharger sur ton hébergement en utilisant un client FTP (par exemple FileZilla).

    5. réaliser pour ton site web une page contenant un formulaire d'inscription/identification (langages proposés JavaScript + Python ou JavaScript + PHP) ;

      • Il te faudra pour cela installer une base de données sur ton serveur web (service généralement compris dans l'offre d'hébergement).
      • De même que la meilleure façon d'apprendre une langue étrangère c'est d'aller vivre dans le pays, la meilleur façon d'apprendre la programmation c'est de développer une application.
    6. comprendre la structure du réseau Internet : le modèle OSI.

D'autres liens pour t'aider à réaliser ce programme :

Pour les geeks :

Action collective

Lorsque les individus s'organisent collectivement ils sont en mesure de démultiplier leurs capacités physiques et psychiques. C'est l'effet d'émergence, par lequel "le tout est plus que la somme de ses parties", illustré notamment par la notion d'intelligence collective.

Nous avons montré que cette problématique est déterminée par la façon dont opère le partage du pouvoir politique et le partage du pouvoir financier, dont une condition nécessaire est le contrôle collectif des moyens de production. Tout cela est formalisé par le concept de la Konfédération, l'élément final du troisième volet du triptyque humain.

Le lecteur se posera sans doute ici la question, très pertinente, de la motivation des individus pour oeuvrer à l'avènement de la Konfédération. L'individualisme, qui constitue le fondement idéologique de la société "libérale", ne s'y prête guerre. Notre réponse est que les individus, pour autant qu'ils se soient libérés de l'info-dépendance, pourront percevoir les intérêts personnels que procure cette action collective (notamment l'accès au savoir, et son application dans le travail libre). C'est pourquoi, en fondement de la Konfédération, il y a la philosophie STP, second volet du triptyque humain.

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Infos


philosophie.jortay.net

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